Empoisonnements parles composés mercorielfl
Le type est l'empoisonnement par le sublimé^ corps en lequel paraissent se changer dans l'économie tous les mercuriaux. 15 à 50 centigrammes de sublimé sont mortels.
Les empoisonnements volontaires ont lieu par des solutions aqueuses ou alcooliques de sublimé. Les intoxications par imprudence ont Heu, par erreur, ou par l'usage trop longtemps prolonge de préparations mercurielles, ou encore par TassociatioD dangereuse de deux médicaments , non dangereux isolément [looch et calomel, calomel et chlorures alcalins^ par exemple).
Le mercure est un poison hyposthénisant (95).
L'empoisonnement aigu débute par une sensation de brûlure à l'cpigastre, une saveur métallique, des vomissements et des évacuations alvines bilieuses. L'haleine devient fétide^ une salivation continuelle se produit, le pouls est petit, l'urine rare, des syncopes se déclarent, la sensation disparait dans la moitié inférieure du corps, et la mort peut en résulter après vingt à trente heures.
Le plus souvent l'action est moins énergique ; après les premiers symptômes une certaine rémission a lieu, mais les accidents reparaissent, et un état d'affaissement général envahit k malade qui meurt, sans convulsions, après une ou deux semaines.
Les parois de la bouche sont tuméfiées, tout le conduit oesophagien est enflammé, l'estomac est contracté, et ses parois rougies. Le mercure se comporte donc, à un certain degré, comme un poison corrosif.
Si un traitement a lieu dès les premiers symptômes, la mort peut être évitée. Parmi les principaux antidotes nous citerons:
Le fer divise qui précipite le mercure de la solution de ses sels;
Les eaux sulfureuses et les sulfures alcalins à petite dose; mais, pour le mercure comme pour le cuivre, ces sels sont oxydé dans la, ci|*culation, et forment des sulfates;