‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 249 sur 508 · PAR LES COMPOSES MERGURIELS · texte numérisé non relu

PAR LES COMPOSES MERGURIELS

L'eaa albumineuse administrée à plusieurs reprises. On aura oinde provoquer des vomissements pour entraîner au dehors

I combinaison d'albumine et de sublimé qui , une fois préciâée^ fle dissout en présence d'un grand excès d'albumine.

Le mercure est éliminé par la bile, par les urines et par les «Ires sécrétions 9 car on en trouve dans le lait, dans la salive t dans la sueur. Nous avons traité avec détail (156) du parti que LMdsens a tiré de Tiodure de potassium pour faciliter cette élinination.

Les ouvriers qui, comme les miroitiers, les doreurs au nercure, les fabricants de baromètres, ceux qui font le sexétage des peaux , qui manient du mercure ou des composés nefcuriels, éprouvent une intoxication lente reconnaissable toi caractères suivants.

n se déclare une salivation continuelle [st(ymatite mercurielle) iceompagnée d'une saveur métallique. La peau se couvre de Wigeurs, de vésicules et même de pustules. Enfin il survient m tremblement général.

On a proposé une foule de moyens pour rechercher le merure dans les matières animales. Un des plus commodes con- ÎBte à faire usage d'un petit appareil, nommé la pile de ^mi- Amr. Il est formé d'une petite lame d'or dont la moitié supéieweeist entourée d'une feuille d'étain. Si l'on plonge l'extrémité ftredelalame d'or dans la solution, elle se recouvre d'un enduit kskc de mercure. Au bout d'une demi-heure à une heure, on «tire la lame, on la lave, et on la sèche avec précaution, puis on Introduit dans le fond d'un tube étroit, long de 12 à 15 cent. )b chauffe au rouge sombre : le mercure se sublime dans les )lrties froides en globules visibles, à l'œil nu, dans la plupart h cas, ou du moins k la loupe.

En ajoutant un petit cristal d'iode dans ce tube, et en chaufiDt, on voit les globules se changer en petits cristaux rouges.

Nous conseillons le procédé suivant.

On peut opérer sur l'estomac, le foie, les reins et les liquides e l'estomac. Souvent les organes offrent des ulcérations; quel- Qefois ils sont perforés. On divise les matières, et on les soumet mi courant de chlore jusqu'à ce qu'elles aient une apparence tséeuse. On ajoute alors dans le flacon un peu d'eau de chlore,

II le bouche et on laisse le tout en contact pendant vingt-quatre eures. On filtre, on chauffe le liquide pour chasser l'excès e chlore, et on y dirige un courant d'hydrogène sulfuré. On ûsse reposer quelques heures^ puis on recueille \e %w\l\rce \\)^

mercure sur un filtre, et, après Tavoir lavé, on le place ài le filtre dans un matras. On Timbibe d'acide chlorhydrique, chauffe et on ajoute de temps à autre quelques gouttes d'i nitrique jusqu'à ce qu'il ne reste plus que du soufre inaol On étend d'eau, on filtre, et on évapore presque à sec; on i prend par l'eau et on essaie dans la liqueur les réactife du cure.

226. Dosage du mercure. — Le meilleur mode de d< mercure consiste à l'amener à l'état métallique. On peutof par voie humide ou par .voie sèche.

a. On mélange de l'acide phosphoreux ou duprotochlorurei tain àla solution du sel de mercure ; on chauffe quelques ii puis on laisse au repos. Le mercuife se sépare : on le lave de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique, puis avec de Veau on le sèche en le frottant avec du papier buvard, et on le 5. On opère directement sur le sel , ou bien on pi le mercure à l'état de sulfure par un courant d'hydrogène furé.

On ferme par un bout un tube en verre vert, de oO***'^ long environ, et de 2*^*"- environ de diamètre; on inl dans le fond une petite couche de bicarbonate de sonde, la recouvre d'un mélange du composé mercuriel avec de' chaux sodée, et on ajoute en avant 1 décimètre de chaux On nettoie avec soin le reste du tube, et on applique sur la sodée un tampon d'amiante, puis on recourbe à la lampe Vi trémité libre de façon à former un petit tube en U.

On place la partie droite du tube sur une grille horizoDlalÉ et on commence à chauffer la chaux sodée; on porte ensuite fl rouge le point où est la matière, et enfm on chauffe lenteflONli le carbonate; il se dégage peu à peu de l'acide carbonique, p chasse devant lui le mercure, restant dans les parties tièdes( tube, et qui l'entraîne dans la partie, courbée en U, queFoii soin de tenir plongée dans l'eau froide.

On coupe le tube auprès du tampon d'amiante, on verse mercure dans une capsule, et on (ait couler de l'eau dans le i afin de ne pas y laisser du mercure; on sèche ce métal aveci papier buvard, puis on le pèse. '

Quelquefois on se contente de recourber le tube à aa^ droit, de l'effiler, et de faire plonger cette pointe dans un «rt à pied, contenant quelques gouttes d'eau. On remplaceavec tfffà tage la chaux sodée par de la baryte caustique, parce qoe i corps absorbe l'eau àégaigée.

lus avons donné les raisons qui^ dans une classification ra-

oelle^ devraient faire placer Targent à côté des métaux al-

Ds(i22).

e nitrate d'argent est, à peu près, le seul composé de l'ar-

& usité en médecine.

ARGENT MÉTALUQUE.

Ag =3 108.

07. £tat naturel. Extraction. — On rencontre dans la l'argent natif, le chlorure, le bromure, l'iodure de ce et sui^ut son sulfure libre ou associé aux sulfures d'arts d'antimoine, etc. Les principales exploitations sont en et danç diverses parties de l'Amérique. Cette extraction iloogue, elle repose sur les principes suivants. On commence transformer l'argent en chlorure au moyen du chlorure de iom. On réduit ce chlorure par le fer (Saxe), par le mercure brique). On dissout l'argent réduit, au moyen du mercure, on distille l'amalgame pour séparer l'argent du mercure sert à d'autres opérations.

grande quantité d'argent est retirée aujourd'hui des et des cuivres argentifères. Si le plomb renferme moins 11/6000 d'argent, on le pattinsonne. Cette opération repose sur ^frincipe suivant : quand on laisse refroidir lentement un argentifère, lesTristaux, qui se déposent d'abord, sont de plomb presque pur, de sorte qu'en les enlevant on le bain en argent, le plomb renferme plus de 1/0000 d'argent, on le coupelle, iL-dire, on le chauffe fortement à l'air dans un four à résur une sole marneuse.

^Lt plomb, s'oxyde et fournit de la litharge qui surnage le hlBib fondu (/Ig. 94). On fait des entailles, dans la sole, au niveau M'oxyde qui s'écoule par ces entailles hors du four. Quant à klgent, il reste inoxydé sur la sole, appelée coupelle, après que %tle piomb s'en estéeoulé sous forme de litharge. Pour retirer l'argent des cuivres argentifères on fond ceuxi»a«ee un poids de plomb tel que le cuivre et le plomb soient irifon à équivalents égaux, et on coule cet alliage en disques jM l'on chauffe sur des plaques de fonte à une lemv^^^^^3'^^

39fi ARGENT MÉTALLIQUE.

lin peu inférieure à celle de la fusion de !'a

un plomb cuivreui qui entraine tout l'argent, et it n

plaques de fonte du cuivre plombeux non argentifère.

228. Propriétés. — L'arj-'eut est un métal d'un blanc pur, fi conducteur, le plus malléable et le plus ductile de tons a l'or. Sa densité est 10,3. L'argent fond vers 1000". Ce B, maintenu en fusion it l'air, absorbe de l'oxygËne ; la quantilÇl soute peut atteindre jusqu'à 22 fois le volume de l'argent. If se produit qu'une dissolution de l'otygène dans i'arf^nt, i ce gaz se dégage au tn(HiKfit de la sAidilication du métal. cette solidification est brusqM^le gax s'échappe avec violene et il peut y avoir une certaine quantité d'argent projeté; bouton, au lieu d'Être lisse et arrondi, est rugueux et recoa* de végétations : on exprime l'état de cet argent en disant i| a roche.

L'argent émet des vapeurs sensibles à une haute tempi ture.

L'argent ne s'oxyde pas dans l'air ni dans l'oxygëné t» naire ; l'ozone le noircit en l'oxydant. Le gaz sulfliydtifpwi noircit en présence de l'hupidité : c'est donc un métal II' qiiable dans l'air atmosphérique.

Le cblure et le sou&e réagissent sur lui u une tempénlW qui n'est pas extrêmement haute.

L'acide nitrique le cHan%& en nitrate à :iO'' on «0", i'id

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