État naturel. Préparation. — L'oxygène est le c
plus répandu dans la nature. Il forme plus du tiers de V
errestre. Il constitue le cinquième du volume de l'air, les
poids de Teau. Il entre dans la composition de tous les
végétaux et animaux.
On peut le retirer d'une foule de substances riches € gène : le nitre, le permanganate de potasse, le bichi de potasse, le bioxyde de barium, en fournissent beauc ont été employés dans des circonstances données; mais le prépare guère aujourd'hui qu'avec l'oxyde de mangai le chlorate de potasse.
Emploi du bioxyde de manganèse. — Ce minéral, conr les noms de peroxyde de manganèse ou même de mangan assez commun dans la nature.
Après ravoir réduit en petits grains, on l'introduit dai cornue en grès de manière à la remplir aux 2/3 {fig. 25] adapte un tube à dégagement qui plonge par son autre exi dans une terrine ou une cuve à eau, sous un tôt percé surlec place les éprouvettes ou les flacons pleins d'eau destiné cueillir le gaz. La cornue, suspendue et fixée dans le labo d'un four à réverbère, est portée lentement au rouge. On cueiUd'oxygène qu'après avoir perdu 1 à 2 litres de gaz,
'•» Voir Vartiele oA l'on traite de la composivVoiv Ac Y<iwu VlP^^^^i ^5 et s
L(i bioïjde de manganÈse renferme toujours de l'eau; celle-ci, 'aparisi^e par la chaleur, donne au gaz un aspect nuageux, mais '' truuble disparaît bientôt.
CeKe substance renrerme aussi le plus ordinairement du carliunatede chaui, et alors l'oiygÈne est souillé d'une petite quan- 'ili; d'acide carbonique. Pour obtenir de l'oxygène exempt de ce ;ai, il sutïlrait de le forcer à passer, au sortir de la comue, 'lans un flacon laveur contenant une solution de potasse ou lie soude.
Le résidu de la réaction est un oxyde rougeiltre de manga- "cse qui renferme les 2/3 de l'oxjgÈne du bioxjde.
Pitr suite, la réaction s'exprime par l'égalité :
MnO* = OJ + Mil 05
pbien, pour éviter les fraclions,
3 (MuO^) = O'' + Mil^O*.
Jlebioijde de manganèse, chauffé dans un vaseen\erte a.i«. M'tïtnde sulfariquo concentré, /"ouniirait, non ti\»is \ft VwïS
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mais la moitié de l'oxygène qu'il renferme. Le prix de l'acide sul-
furique, la nécessité de faire usage de vases en verre, rendent et
procédé plus dispendieux et moins commode que le précédent;
MnO» + SO'.HO = MtiO,SO' + o + HO.
Emploi da chlorate de potasse. Ce sel est un produit arti- Hciel dont nous ferons connaître les propriétés et les usagesj Il fournit plus d'oxygène et il le donne plus rapidement que te bioxyde de manganèse, mais ce moyen de préparation est plaj cher que le précédent.
Une cornue en verre et un tube à dégagement constitue^ tout l'appareil
On chauffe peu en ayant soin de disposer les charbons latéralement à la cornue.
Le cblorate fond, puis il se trouble par le dégagement bulles de gaz qui partent de tous les points du liquide fondui
Bientôtce dégagement devient moins actif, et la matière s'é^J paissit à la surface. Ce phénomène doit être évité; il tient à Otj que le chlorate non décomposé a iixé une certaine quantité ém l'oxygène mis en liberté et a formé un set plus osygéné, M perchlorate de potasse, qui est moins fusible que le chlorate. Mj la cornue était chauffée seulement par te fond, il se formerait un» croilte de perchlorate qui ne laisserait plus d'issue àl'oiygÈne, câj gaz presserait sur le fond delà cornue et en amènerait la rupture.j Le chlorate fondu s'écoulcrail dans le feu, et, comme 11 dé&agrel sur les charbons, l'opérateur risinjeiait d'être blessé. ,
Cette réaction s'exprime par Tégalitc
2 (KO, C105) = KO, Cl 07 + KCl + O^.
On l'évitera en chauffant les parois latérales et en élevant davantage la température; alors tout l'oxygène du chlorate sera chassé :
K0,C105 = KCl + 0».
Pour déterminer combien 1 kilogramme de chlorate dégage d'oxygène en poids et en volume, il suffit de faire un calcul semblable aux précédents :