KO.CIO
122,5 lOOOS' 48000
- X = - = 392 gr.
Ces 392 gr. représentent j—z = 274 litres d'oxygène.
La décomposition du chlorate est singulièrement facilitée par hpiésence de certains corps tels que l'oxyde de cuivre, les oxyde» k iBanganèse, le sesquioxyde de fer etc.; avec ^ d'oxyde de 1er la réaction est tellement brusque qu'il peut en résulter une oplonon. Ces matières ne fournissent pas d'oxygène, leur mode d'action est inconnu. On dit qu'elle agissent par leur présence, mais il est clair que cette expression n'explique pas le rôle qu'elles jouent dans le phénomène; elle rend simplement compte de la nécessité de leur présence. Le mieux est de mêler le chlorate avecle tiers ou la moitié de son poids de bioxyde de manganèse, et de chauffer avec précaution, car, à certains instants, le dégagement se produit avec une grande violence.
llest un composé, nommé le chlorure de chaux, qui renferme trn acide oxygéné de chlore, l'acide hypochloreux CIO. La solution de ce corps chauffée avec des traces de peroxyde de cobalt, dans un tube en verre ou dans un ballon, dégage de l'oxygène pur:
CaO, CIO + Ca Cl = 2 CaCl + 0^.
Le peroxyde de cobalt reste inaltéré comme les oxydes de maitganèse, de fer et de cuivre dans la préparation précédente, et il peut servir indéfiniment.
29. Propriétés de Voxygène. — Ce gaz est dépowTNxx ^csàeur, de saveur et de couleur. II a résisté à toute teiv\a\.vs^ ôit
3S OXYGENE.
liiiuûfaclion. 11 est un peu plus aoluble dans l'eau que rhjdnigêne ; I litre d'eau à 0° dissout 41 ccDlimêtres cuhes de ce gu. Un litre d'alcool eu dissout 280 centimètres cubes.
Propriétés chlmltpieB. — Ce gaz possède comme l'hjdi'ojri'iK; des affiuités puissantes, mais elles sont de nature lonl il lait ii|i|iosL'e; il est le type des corps comburants, comme l'iiyilrogèiic est le type des corps combustibles. Suspendons l un fd de fer un fragment de charbon de bois allumé par son extrémilo, et introduisons-le dans l'oicygène : aussitôt il tfïi&brase dans toute sa masse. A\ec l'hydrogène i! donne de l'Wt dcsqu'on en aiiproche un corps porté au rouge. Enflammez UM bougie, une allumette, soufQcz-lcs de façon qu'il reste quelqiw points incandescents, et plongei-lB dans une éprouvette d'oxygène : ïOOi les verrez se rallumer avec énergie; Il Ijougie, l'allumette sont essentiellement des composés de carbone et d'hj' drogène.
L'oxygfcne s'unit énergique ment aai I autres combustibles; du soufre, A phosphore embrasés, placés dans on petite coupelle en ten'e et introdiA dans un flacon d'oxygène, brdla avec intensité, le premier avec uw flamme bleue, le second avec un étlï éblouissant {fig. 27}.
Si, aprèsavoir opéré ces combustions, on introduit de la teii» ture de tournesol dans les flacons, celle-ci se colore faiblement^ rouge dans le vase où le charbon a brùlê, plus vivement dw«6 produit de la combustion du soufre, et elle prend avec le com posé du phosphore la teinte roage pelure d'oignon qui eel l'indld ifun acide fort. En conséquence les métalloïdes donnent de acides dans leur combustion.
Les mctaiix brûlent aussi dans l'oxygène, Vn fil de magnésIuH embrasé répand dans l'oxygène une lumière tresse latantci 1 en est de même du fer ; mais, comme il est moins combuslible) Cl suspend à son eitrémité un petit fragment d'amadou qui, aUunt avant l'introduction dans le gaz, s'y embrase et échauffe le kt k un point suffisant pour qu'il bride lui-même. Le ôac, le coi' vre, etc., s'oxydent i^lement dans roxjgène en jetant un tif ëelal- Dans toutes ces combusUuus il ne se forme pas d'acideji miaisdes ha^-s ou ries corps neutres. Cys>.\&\«nvt;fiiwaMi»>'|
COMBUSTION. âO
tère chimique pour distinguer les métalloïdes et les métaux.
Nous ferons une autre remarque. La combustion qui, de toutes, a dégagé la plus vive chaleur, a été la moins brillante, c'est celle de l'hydrogène. L'éclat de l'oxydation du fer, du magnésium, et du phosphore est au contraire éblouissant.
Ces exemples et une foule d'autres mènent à cette conclusion que l'éclat et la chaleur d'une flamme sont sans aucune liaison, et que la lumière tient à ce que la flamme renferme des corps solides qui sont portés au rouge. L'eau produite dans la combustion de l'hydrogène est une vapeur, tandis que l'oxyde de fer, l'oxyde de magnésium, et l'acide phosphorique sont des substances solides.
Gombnstioiis vive et lente. — Nous avons dans les lignes précédentes employé indistinctement les deux mots, c(mbustim et oxydation. Le premier doit être compris dans une acception plus large; il y a combustion non-seulement lorsqu'un corps se combine avec éclat avec l'oxygène, mais encore toutes les fois que deux substances s'unissent avec chaleur et lumière. Ainsi, quand de l'antimoine, jeté dans le chlore, y prend feu, on dit que l'antimoine brûle dans le chlore.
n est des oxydations qui ont lieu sans dégagement de chaleur lumineuse, telles sont l'oxydation du fer qui produit la rouille, le changement de l'alcool en vinaigre, la respiration : on dit que ce sont des combustions lentes.
30. Théorie de la combustion. Respiration. «^ L'oxygène est un des éléments de l'air. C'est lui qui est le principe des combustions lentes et vives qui se réalisent dans ce milieu; or il est cladr que cette découverte ne pouvait être faite avant que l'oxygène eût été connu. C*est à Lavoisler qu'on doit la théorie de la combustion et de la respiration^ et la démonstration de ce point capital que l'une et Tautre sont deux manifestations différentes du môme phénomène. Il montra par l'introduction de la balance dans toutes ses recherches que l'oxygène se fixe sur le Combustible, et que le produit brûlé pèse exactement ce que pèsent le combustible et l'oxygène.
Avant lui, on supposait qu'un corps en brûlant perd une partie de sa matière qiie l'on appelait le phlogistîque , et l'on admettait qu'au moment où le corps brûlé régénère ses éléments, il reprenait le phlogistique perdu. Il est clair que cette théorie tomba le jour où Lavoisierimontra que le produit d'wxv^ comhostion, un oxyde pat exemple, pèse plus que \(b mfe\a\ f^^^ ^'élément duquel il proviehU
^0 RESPIRATION
La respiration est une combustion lente. L' oxygène ne peut être remplacé par aucun autre corps dans la respiration. La dose' de ce gaz, dans l'air, est d'un cinquième environ; sa proportion ne peut pas diminuer beaucoup sans qu'il y ait danger, car M. Leblanc a Établi que la respiration est fort g&aée dans une' atmosphère contenant encore 13 à 16 pour 100 d'oxygène.
Suivant M- Regnaidt, la dose de ce gaz pourrait croître i danger ; ayant placé pendant 20 heures divers animaux dans des atmosphi:re3 artificielles contenant de 3a à 93 0/0 d'oxygène, il avu la respiration se faire sans malaise apparent.
On admet que l'oxygène se fixe sur les globules du sang, ani poumons, sans s'y combiner (H. Femet), etque ce gaz entrainj dans le torrent de la circulation reste disponible jusqu'aux c^ pilldresoiise produisent les phénomènes de combustion.
On a peu de renseignements sur les variations de l'oiygènej absorbé dans l'état pathologique. On sait seulement que l' exhalation de ce gaz peut descendre jusqu'à 1 et monter jusqu'il 8 pour 100 dans certains cas (1).
Dès que Priestley eut découvert l'oxygène il songea aux applications thérapeutiques de ce gaz, car il dit :
a Cet air serait particulièrement salutaire aux poumons dam M certains cas de maladie, lorsque l'air commun ne suffirait pu a pour en évacuer assez promptement l'efDuve putride.
Il en inhala, et il lui sembla que sa poitrine se trouvait sin-' gulièrement dégagée et à l'aise. Ces essais ne conduisirent pal à une application sérieuse, non plus qu'un grand nombre d'au^ très dus à une foule d'expérimentateurs. Morozzo annonça tjfU l'oxygène ramenait h la vie les animaux asphyxiés, et par soiti qu'on pourrait l'employer dans les cas d'asphyxie. Ingenbous^ attribuant les fièvres à l'existence d'un air putride, propos) des inhalations d'oxygène dans le traitement de ces maladiesj Chaussierimaginadesappareilspourrameneràlavie, aumoyeâ de l'oxygène, les entants nouveau-nés asphyxiés et les noyés, et il préconisa l'emploi de ce gaz dans la pbthisie, surtout au i& but de cette maladie.
Ces essais appelèrent l'attention des mfdecins, beaucoup d'entre eux considérèrent l'oxjgéne comme fique contre la pbthisie pulmonaire Les experiLUces d- v^-,..^. et surtout celles de Fourcroy démontrèrent qu'il n'en était maH
surtout au de
,, et vers 1781 m me un spédj Lces de ChqjtW