‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 328 sur 508 · NICOTINE · texte numérisé non relu

NICOTINE

des substances astringentes des contre-poisons recommaaââ dans le traitement des personnes empoisonnées par les akaloides. Ce précipité est soluble dans les liqueurs acides et alcalines.

Les alcaloïdes sont le plus souvent précipités par la potasse, la soude et Tammoniaque de leurs solutions salines. L'eau iodée et la solution de Tiode dans Tiodure de potassium les précipitent complètement.

D'après M. Schulze, la liqueur que Ton obtient en versant do perchlorure d'antimoine dans une solution d'acide phosphorique est un réactif qui précipite la plupart des bases organiques.

La liqueur la plus sensible pour rechercher la présence des alcaloïdes, est l'iodure double de potassium et de mercure. Suivant M. Mayer, les doses les plus convenables pour préparer ce réactif sont 49 gr. d'iodure de potassium et 435 gr. de sublimé corrosif pour un litre d'eau. Il convient de verser le réactif dans la solution de l'alcaloïde ^ qui peut être neutre, acide ou même faiblement alcaline. Ce réactif a l'avantage de ne pas précipiter l'ammoniaque^ il a l'inconvénient de précipiter les substances albuminoïdes et gélatineuses lorsque la liqueur est acide ; c'est pourquoi l'on doit opérer avec une liqueur légèrement alcaline, et encore y a-t-il toujours des craintes à concevoir lorsque la solution renferme des matières animales. On devra se rappeler aussi que la présence du sucre, de l'acide tartrique, de l'albumine peut masquer les réactions d'un grand nombre d'alcaloïdes.

MCOTINE.

C»«H'<Az».

275. On la retire du tabac, niœtiana tcUmcum. A cet effet, on fait une décoction de tabac et on évapore la liqueur en sirop. L'extrait est traité par deux fois son volume d'alcool à 85^ qui précipite des sels et des substances brunes. La solution alcoolique est distillée, et le résidu est soumis au besoin à un second traitement semblable. L'extrait alcoolique est mêlé à une solution concentrée de potasse, et le mélange est agité avec de l'éther. On décante la liqueur éthérée et on y ajoute de l'acide oxalique; le dépôt est décomposé par la potasse, et la nicotine mise en liberté est reprise par de l'éther, qui la dissout. Cette solution éthérée est évaporée au bain-marie , et le résidu est distillé au bain d'huile dans un courant d'hydrogène.

La nicotine est un liquide incolore, ne se solidifiant pas i — iO°, bouillant vers ^4^^ e\\ %ft ^<iç,vi\sv^'&«.ut légèrement. Elle

EMPOISONNEMENTS PAR LA NICOTINE. &0i

leur vireuse ; elle se colore^ puis se résinifie à Tair. L'eau^ réther la dissolvent^ les solutions sont très-lévogyres. cotine est une base énergique ; elle répand des fumées n en approche une baguette imbibée d'acide chlorhyelle précipite les oxydes métalliques. Elle exige deux nts d'acide monobasique pour se saturer; le chlorhj- ® H** Az*, 2HC1 est déliquescent et cristallisable. e renferme pas d'hydrogène remplaçable par du mé- ! l'éthyle, etc., de sorte qu'on peut la considérer comme mr formule rationnelle

ire comme formée par l'union de l'azote avec un radi- Dmique C*« W.

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