‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 329 sur 508 · TITRE EN NICOTINE DES PRINCIPAUX TABACS · texte numérisé non relu

TITRE EN NICOTINE DES PRINCIPAUX TABACS

Havane. ... 2,0 pour 100 de nicotine.

Maryland . . 2,3

Nord 6,6

Virginie. ... 6,9

Lot 8,0

(M. Scblœsing.)

dsonnement par le tabac, par la nicotine. — L'inle la poudre de tabac ou d'une décoction concentrée matière amène des désordres graves après quelques : céphalalgie intense, nausées et vomissements, viotuleurs à Tabdomen, pâleur exceptionnelle, enfin prosxtrème.

ûon de café non torréfié, de thé ou de toute subîtringente (poudre de quinquina, écorce de chêne )> seuls contre-poisons indiqués, et ils sont loin d'être Il faut favoriser les vomissements, otine est un des poisons les plus redoutables. A peine figérée que son action se manifeste, parce qu'elle est ans l'eau. Le système nerveux est surtout affecté. Deux gouttes suffisent pour donner la mort, gouttes placées dans la gueule d'un chien amenèrent nstantanément les phénomènes suivants. La respiration assa, l'animal chancela, et fut agité de convulsions af- Il renversa la tête en arrière, tomba sans pouvoir se reil périt quelques instants après comp\élemeiv\^^\^^^vt«

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27^;. >'^ii* >'itrr'jn.?triiQ*rIkfiKat ks par»>ks 4e cet habile cfai-

« i^ •«jpfi-y^ d'al>*>nl qu'A ^'azÎ2c« de nelieither un alcaloïde 4an^ k r-f^riUrnu dr rr<t*>mac •>a des întestiiis : on commence (»ar a/Jditionner c«s matieries v^t^. le dijoble de lenr poids d'alc'ftA pur «:t jfr plu» ei'jncentK pocêîble ; on ajoute ensuite, sui- 1~ Tarit la quantité et l'état de la matière sospecley I 1/Îà2gnnrn<r* dVide tartrique ou d'acide oxalique , mais de préférence de l'arride tartrique : on întnjduît le mélange dans un ballon et on rliaijfTe jusqu'à 70 on 75 degr^. Après le refroidissement complet 9 on jette le tout sur un fihr« de papier Berzélias, oi lave le pr^jduit insoluble a l'aide de l'aldjol concentré : on éta- (M;n; ensuite le liquide filtré dans le Tide, ou si on n'a pas de machine fmeuraatique à sa disposition, on abandonne le liquide a un fort courant d'air, à une température qui ne peut être so- [H'rieure à 35 de^'S.

0 Si, apn;s la volatilisation de l'alcool, le résidu renferme des coqis ^n^s ou d'autres matières insolubles, on verse de nouveau le liquide sur un filtre mouillé par de l'eau distillée; on évaiiofe ensuite dans le vide pneumatique, jusqu'à presque siccité, le liquide filtré auquel on a joint l'eau de lavage du filtre. SiToi irst privé d'une machine pneumatique, on place le vase qui renferme le liquide s^jus une grande cloche au-dessus de l'acide sulfurique concentré. On reprend ensuite le résidu par de l'alcool anhydre et froid, en prenant la précaution de bien épuiser la matière; on évapore l'alcool libre à l'air à la température ordinairc, ou mieux dans le vide ; on dissout le résidu acide dans la plus p(;tite quantité d'eau possible, on introduit la solution dam un petit flacon éprouvette, et on ajoute peu à peu du bicarlHh ^ nate de soude ou bicarbonate de potasse pur et pulvérisé, j** 1 quh ce qu'une nouvelle quantité ne produise plus d'efTerre*- f ce/i ce d'acide carbonVqxve. Otv«jgv\^^Qr5^\^\a\s&.v(ec quatre oi i

cinq fois son volume d'éther^ et on abandonne au repos. Quand l'éther surnageant est parfaitement éclairci, on en décante une petite partie dans une capsule de verre ^ on l'abandonne dans un lieu bien sec à Tévaporation spontanée.

« Maintenant deux ordres de faits peuvent se présenter : ou bien Talcaloïde contenu dans la matière suspecte est liquide et Yolatil^ ou bien il est solide et fixe. Je vais examiner les deux hypothèses. »

277. Recherche d^un alcaloïde liquide et volatil. — « Je suppose qu'il existe un alcaloïde liquide et volatil : dans ce cas, par révaporation de l'éther, il reste autour de la paroi interne delà capsule de faibles stries liquides qui se rendent lentement au fond du vase.

« Dans cette circonstance, sous l'influence de la chaleur seule de la main, le contenu de la capsule exhale une odeur plus ou moins désagréable, qui devient, suivant la nature de l'alcaloïde, plus ou moins piquante, suffocante, irritante ; il présente, ^un mot, une odeur qui rappelle celle d'un alcali volatil, Masquée par une odeur animale; si l'on découvre quelque indice de la présence d'un alcaloïde volatil, on ajoute alors au contenu du flacon dont on a décanté une petite quantité d'éther,

1 ou 2 centimètres cubes d'une forte solution de potasse ou de soude caustique, et on agite de nouveau le mélange. Après un ïepos convenable, on décante l'éther dans un flacon-éprouvette ; on épuise le mélange par trois ou quatre traitements à l'éther, et on réunit tout le liquide éthéré dans le même flacon. On ▼erse ensuite dans cet éther, tenant l'alcaloïde en solution 1 ou

2 centimètres cubes d'eau acidulée par un cinquième de son Nds d'acide sulfurique pur; on agite pendant quelque temps et 00 abandonne au repos ; on décante Téther surnageant et on lave le liquide acide à l'aide d'unV nouvelle quantité d'éther. Comme les sulfates d'ammoniaque, de nicotine^ d'aniline, de quinoléinc, depicoline, de pétinine sont entièrement insolubles dans l'éther, Teaa acidulée par l'acide sulfurique renferme maintenant sous IB) petit volume à l'état de sulfate pur l'alcaloïde ; tandis que le sulfate de conicine étant soluble dans l'éther, celui-ci peut contenir une petite quantité de cet alcaloïde ; mais la majeure partie reste toujours en solution dans l'eau acide. L'éther, de son cûtc, retient toutes les matières animales qu'il a enlevées à la Solution alcaline. Son évaporation spontanée laisse donc une petite quantité d'un résidu faiblement coloré en jaune, d'uue odenr animale repoussante, mêlé d'une cerlaVxve ç\\SLa\\V\\fe ^^

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