‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 332 sur 508 · On a retiré des poivres, '^nper htigum, piper niqnm · texte numérisé non relu

On a retiré des poivres, '^nper htigum, piper niqnm

vxiudatum un corps cristallisé en prismes incolores, nomiflé'*

pipérin, et dont la formule est C* H*® Az 0*. Ce cori)s estneutw*

/lorsqu'un le distille avec trois fois son poids de chaux sodée, il

fournit un liquide \uwp\at , iVQvsi^i ^\wvvi, ^e^xeur et d'une odeur

CONICINE. OPIUM. 507

poivrée, soluble dans l'eau et dans l'alcool, bouillant à 106<>.

Ce corps est alcalin, il sature les acides. Il renferme un seul équi-

iralenl d'hydrogène, remplaçable par l'éthyle, le méthyle (274).

œNIQNE, GIGUnNE, OU GONINE.

C«II'&Aï.

2S0. Ce corpsse retire de lagrande ciguë, (miiummamUUum. On iistiUe, dans une grande cornue en verre, les semences écrasées, ivec une solution de potasse ou 4e soude, tant qu'il passe un lilaide alcalin. On traite le produit distillé par un mélange de l p. d'alcool et de 1 p. d'éther, qui dissout le sulfate de coniâne et laisse le sulfate d'ammoniaque insoluble. Oa sépare l'aiiool éthéré par distillation^ on ajoute de la potasse au résidu et m le distilla. Il passe de l'eau et de la conicine ; on déshydrate elle-ciavec de la poftasse et on la rectifie dans le vide ou dans n courant de gaz hydrogène.

La conicine est un liquide incolore, huileux, répandant l'odeur ' la dgue. L'eau en dissout peu, et davantage à froid qu'à laud. Elle est très-^soiuble dans l'alcool et dans l'cther. Elle mt vers 2iO° , et néanmoins elle répand des vapeurs à froid, t si on eB approche une tige de verre imbibée d'acide chlor- 'drique, il se produit des fumées blanches. : ce quiffvpntre que î8t une base forte. De plus elle est très-aicaline et elle donne s sels cristallisables.

Elle contient un équivalent d'hydrogène, remplaçable par le èthyle ou l'éthyle.

Cette base est très-toxique. Suivant Christison, 10 centigrames suffiraient pour donner la mort. Elle est classée parmi les ircotiques; son action est caractérisée surtout par l'arrêt des lénomènes de la respiration et la paralysie des cavités gauches I cœur.

ALCALOIDES DES PAPAVÉRACÉES.

281 . Les capsules du pavot (papaver somniferum) laissent suinr, lorsqu'on les incise , un suc laiteux qui se dessèche au bout un jour ou deux : ce suc épaissi constitue Yopium, On distingue trois sortes principales d'opiums : l'opium de Dyme, c'est l'opium officinal. Il se trouve en pains de 100 à »0 grammes, le plus souvent déformés et soudés les uns aux itres par suite de leur mollesse. Leur surface est parsemée de menées de rumex. Il est formé de larmes agglutinées^ il est

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