ESSAI DE L'OPIUM
NARCÉINE, C««H»A«0«".
288. Cet alcaloïde cristallise en aiguilles soyeuses insolubles ans réther^ solubles dans l'alcool et dans Teau bouillante, peu olubles dans Teau froide. Il forme des sels cristallisés.
La narcéine fond à 95** et commence à se décomposer Ters 10». Elle est attaquée à froid par Tacide sulfurique monohyraté : il se produit une liqueur rouge qui verdit rapidement, urtout si on chauffe légèrement. Le meilleur moyen de distinuer la narcéine consiste à faire agir sur cette matière pulvérisée ne solution d'iode. D'après M. Roussin l'expérience réussit ien avec i p. d'iode et 2 p. d'iodure de potassium dissous dans 0 p. d'eau. Il se produit une coloration bleue, qui disparaît au ontact des alcalis et par la chaleur.
289. Basai de ropium. — Pour essayer l'opium on se conente en général de doser la morphine. La méthode suivante, lue à M. Guillermond, est une des plus simples.
On délaye i5 grammes de l'opium dans 4 fois leur poids d'aïu)ol à 70% et on jette le produit sur une toile ; le marc est exirimé et traité par 50*' d'alcool au même titre. On verse ces eintures dans un flacon, bouché à l'émeri, contenant 4 grammes l'ammoniaque, et on laisse en macération pendant deux jours.
La codéine se dissout, la morphine entraînant de la narcoinese précipite. On jette le mélange sur un linge fin, on le lèche à une température peu élevée, et on le traite par de l'é- Iher pur pour dissoudre la narcotine. L'évaporation de la solution éthérée fournit la narcotine, tandis que les cristaux non binons par l'éther, lavés avec ce dissolvant , puis séchés à une température peu élevée donnent le poids de la morphine. La ■olution alcoolique ammoniacale , abandonnée à l'air, fournit ^core une petite quantité de morphine et de narcotine, dont on 4oute le poids aux précédents. La codéine pourrait être dosée ^8 la liqueur.
les médecins croient en général que la morphine est le prin- **pe le plus actif de l'opium, et c'est pour cette raison qu'on éva- '^un opium à sa richesse en morphine. C'est làune erreur, et le '^vail de M. Cl. Bernard que nous allons résumer montre que, -l'exception de la narcotine , la morphine est l'agent le moins ^Xique de l'opium , et qu'il y aurait un grand iulétèl ii ^îù«xi- ^nner Y emploi de ropium et de tous les autres mèô\ç.^\si«vi\.^