‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 338 sur 508 · DE L^OPIUM SUR L'ÉCONOMIE · texte numérisé non relu

DE L^OPIUM SUR L'ÉCONOMIE

imposent. Les expériences sur les animaux permettent seules ie faire convenablement des expériences physiologiques qui éclaireront et explic[ueront les effets médicamenteux qu'on observe chez l'homme. Nous voyons en effet que tout ce que nous constatons chez Thomme se retrouve chez les animaux^ et vice vena, seulement avec des particularités que la diversité des organismes explique; mais au fond la nature des actions physiologiques est la même. Il ne saurait en être autrement^ car sans cela il n'y aurait jamaisde science physiologique ni de science médicale.

« Enfin je terminerai par une remarque qui ressort naturellement de notre sujet. On voit par l'exemple de Topium que le même végétal forme des principes dont l'action sur l'économie est fort différente et en quelque sorte opposée. On peut donc retirer plusieurs médicaments très-distincts de la même plante, et pour l'opium en particulier, je pense que chacun de ses principes est destiné à devenir un médicament particulier, d'autant plus qu'il est de ces principes qui possèdent une influence trèsmarquée sur l'organisme sans être toxiques, en raison de l'énergie de cette action. C'est ainsi que le chlorhydrate de narcotine possède une propriété convulsivante très-grande, quoiqu'il soit le moins toxique des principes de l'opium que nous avons examinés. »

290. Empoisonnements par les préparations opiacées. <— Les empoisonnements par les préparations opiacées et par les principes divers de l'opium se reconnaissent par la méthode générale de recherche des alcaloïdes (278). Lorsque la base ouïes bases sont isolées, on les décèle par les réactifs que nous avons fait connaître à l'étude de chacune d'elles.

C'est le laudanum qui a causé le plus grand nombre d'empoisonnements. Son activité est très-grande. Il possède une odeur vireuse forte, et une coloration jaune très-accentuée, |ai l'ont souvent fait reconnaître sur le corps, sur des habits ou «ip du linge ; on retrouve même l'estomac et l'intestin colorés 3t possédant l'odeur du laudanum si le cadavre est soumis à l'autopsie avant que la putréfaction ne se soit déclarée.

C'est un produit complexe; on reconnaîtra sa présence à selle des alcaloïdes retirés des organes ou des liquides soumis ï l'expertise.

La morphine reste longtemps inaltérée , même au milieu de matières animales en putréfaction.

Si l'empoisonnement a été commis par l'opium, par le laudanum, ou par une préparation qui renferme loua \ft% ê\è\ftfewV$v

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