QUININE
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292. Cetalcaloïde aété découvert en 1820 par Pelletier et Gavcn- *. Voici comment on opérait jusqu'à ces temps derniers pour i^parer la quinine. On prend du quinquina calisaya, soit 1 kip,'j on le réduit en poudre grossière, et on le fait bouillir avec
gr. d'acide chlorhydrique et 4 litres d'eau. On décante la li- «ur et on soumet le résidu à deux décoctions identiques. On ajoute à ces liquides 100 gr. de chaux vive amenée à l'état
bouillie ; claire on décante le liquide clair, et on verse le
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dépôt dans un sac de forte toile. On lave le dépôt avec un peu d'eau froide , on le comprime et on le dessèche vers 3o<^ à 40". I^ matière sèche est pulvérisée et épuisée par de Valcool à 00^ bouillant; on s'arrête lorsque la liqueur n'est plus amère. On distille les liqueurs alcooliques presque àsiccité diuis lebainmarie d'un alambic. On verse sur le résidu 1 kilogr. d'eau distillée, on porte àl'ébuUition, et on ajoute au mélange de l'acide sulfurique jusqu'à ce que la liqueur soit à peine acide. Lorsque li solution est faite, on y fait tomber 20 gr. de noir animal lavé, on la filtre bouillante , et on la laisse refroidir. Le sulfate de quinine neutre formé,
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étant très-peu soluble , se dépose par le refroidissement. Après vingt-quatre heures, on recueille le sulfate, on le comprime et on le redissout dans une quantité d'eau bouillante aussi faible que possible contenant quelques gouttes d'acide sulfurique. La liqueur abandonnée au refroidissement laisse déposer des cristaux qu'on dessèche vers 35°. Les eaux mères sont traitées par de l'ammoniaque ou du carbonate de soude, qui précipite une certaine quantité d'alcaloïde. On lave le dépôt avec un peu d'eau, on le redissout dans de Facide sulfurique étendu , on fait bouillir 11 solution avec du' noir animal lavé, et on laisse refroidir. Une nouvelle dose du sulfate de quinine cristallise. Les eaux mères contiennent du sulfate de cinchonine. On dissout ce sulfate dans trente fois son poids d'eau liouillante, on laisse refroidir, et un verse dans la solution un léger excès d'ammoniaque. I^ quinine [)récipitée est recu(Mllic sur un filtre et lavée avec de l'eau tiède tant que la liqueur qui coule donne avec les sels de baryte un précipité blanc , insoluble dans les acides, puis elle est desséchée vers 30® à 40°.
Aujourd'hui ce procédé est remplacé par le suivant, qui est beaucoup plus économique.
On broie avec soin le quinquina, on le mêle avec 30 pour 100 de son i>oids de chaux préalablement éteinte, on humecte la masse et on la mélange sous des meules avec le plus grand soin en rem[)laçant l'eau s'il en est besoin. Le produit obtenu est alors lessivé trois ou quatre fois avec du pétrole ou avec de l'alcool amylique, qui dissolvent les alcaloïdes. Les liqueurs nninics sont agit(;es avec de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, et le reste du traitement s'opère comme il est dit plus haut. L'alruul awylique et le pélTo\G, w' éVaxvX. v^ «^Ivibles dans l'eau, se sé-