S46 CORPS GRAS NEUTRES. SAVONS
principe cristallisé qui se sépare est de la mai^anney que l'on purifie en l'exprimant et en la faisant cristalliser dans l'éther. Celte matière a pour formule C>®«H>»*0"; elle fond à47«.
M. Berthelot en faisant réagir la glycérine sur trois éqolTilents d'acide mai^arique a reproduit ce corps; donc il être envisagé comme de la trimargarine.
3(C»H^*) + C«H«0« = 3(H2 02) + gî J^o' acide margarique. G' * H'* O^ )
trimai^rim.
L'oléine est le principe le plus abondant* des huiles d'olive et de poisson. M. Berthelot a montré par l'action de l'acide oléique sur la glycérine que l'oléine naturelle est un mélange de monoléine, de dioléine et de trioléine. L'oléine , traitée par une petite quantité d'acide hypoazotique^ d'azotate de mercure ou d'un autre corps pouvant fournir de l'acide hypoazotique , se dordt par la transformation de l'oléine en un isomère , VéUddine. Les huiles siccatives renferment , au lieu de l'oléine, un autre principe, appelé Yélaîne.
Les corps gras neutres et tous les autres éthers de glycérine sont décomposés par les solutions alcalines, et régénèrent en fixant de l'eau la glycérine et l'acide gras. Exemple, la stéarine :
3(K0H0) + C"*H**«0*2 = 3(KO,C3»H35o») + C«H«0«.
Les éthers de la glycérine se comportent donc encore comme les éthers du glycol et ceux de l'alcool ordinaire. Ce dédoublement a reçu le nom de saponification^ parce que les savons sont des composés salins formés par l'union des acides stéarique, margarique et oléique avec les oxydes minéraux, et que les savons se produisent précisément en traitant les corps gras par les alcalis. La saponification est encore la base de la fabrication des bougies stéariques.
306. Savons, bougie stéarique. — Les seuls savons solubles sont les savons à base de potasse et de soude. Les savons à base de soude sont fermes , ce sont ceux qui nous servent d'ordinaire. Les savons à base de potasse sont mous et employés dans l'industrie ; ils sont fabriqués avec des huiles de colza, ^ Un ou de chenevis. Lorsque l'on verse dans de l'eau de savon une solution mélaWiqwe, \\ ?»fc Iwxck^ \«v ^téd^jité, qui est un
BOUGIES. EMPLATRE SIMPLE. 547
savon de cet oxyde. Le précipité blanc que l'eau ordinaire produit dans le savon est un savon de chaux. .
Pour fabriquer le savon ordinaire, on fait bouillir de Thuile d'olive de dernière qualité avec des lessives alcalines. Lorsque l'huile a disparu on précipite le savon par de l'eau salée, qui ne dissout pas le .savon.
La bougie stéarique a été fabriquée jusqu'à ces temps derniers en saponifiant du suif avec de la chaux dans l'eau bouillante. Il se forme un savon de chaux insoluble, qui est lavé, puis décomposé par l'acide sulfurique : il en résulte du sulfate de chaux insoluble , qui se précipite dans l'eau, et des acides gras qui surnagent et que l'on décante. Ces acides gras lavés se solidifient par le refroidissement; mais ils contiennent de l'acide déique, qui étant liquide donnerait trop de fluidité à la bougie. On comprime fortement ces acides à froid , puis entre des plaques de fonte tiède; l'acide oléique s'écoule, et il reste un mélange d'acide stéarique et d'acide margarique , que l'on coule dans des moules en métal après avoir disposé dans l'axe du moule une mèche tressée imprégnée d'acide borique.
Aujourd'hui on a diminué considérablement la dose de chaux dans la saponification en opérant vers i50®. On fait quelquefois la saponification des graisses de basse qualité par l'acide sulfurique au lieu de chaux : cet acide forme avec les acides gras des acides doubles, qui sont ensuite décomposés par l'eau.
L'acide stéarique, C''H"0',HO, est un corps cristallisé insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et dans l'éther. H fond à 70®. Il s'unit aux bases ; les sels alcalins sont seuls so- Inbles.
L'acide margarique, C«*H»»OS HO, est cristallisé. Il fond à60<», il se combine aux bases.
L'acide oléique est une huile solidifiable à + 4", se colorant à l'air, se changeant en un acide, appelé élaîdique, au contact d'une petite quantité d'acide hypoazotique.
307. Emplâtre simple. — C'est un savon de plomb que l'on prépare en fondant dans une marmite de fonte parties égales d'axonge et d'huile d'olive; on ajoute alors un poids égal de Kthargepuis de l'eau. On porte à l'ébullition, on rajoute de l'eau pour remplacer celle qui s'évapore, et on continue l'ébullition jusqu'à ce qu'en pétrissant la matière dans l'eau elle ne s'attache plus aux doigts.
Ce savon renferme toujours un peu de coti^& ^ais wqw <î««v-