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DIVERSES VARIÉTÉS DIACIDE TARTRIQUE

On lave ce sel^ on le décompose par une quantité convenable d'acide sulfurique; on filtre pour séparer le sulfate de chaux, et on évapore la liqueur jusqu'à cristallisation.

Cet acide a été nommé acide tartrique droit ou dextrinvcémiqiii parce qu'il dévie à droite le plan de polarisation de la lumièn.

M. Kestner a retiré de certains tartres un acide tartriqoe inactif au point de vue optique. Cet acide, appelé l'acide pantartrique ou racémique, est un peu moins soluble que l'adde droit, tandis que l'inverse a lieu pour ses sels; de plus, il renferme un équivalent d'eau de cristallisation. Enfin cet acide ne donne pas des cristaux hémiédriques comme l'acide droit.

M. Pasteur a constaté que si l'on fait cristalliser le parat^|^j trate double d'ammoniaque et de soude , on n'obtient que des ! cristaux hémiédriques, mais ils ne sont pas tous superposables; les uns sont seulement les symétriques des autres , c'est-à-diie ils portent à gauche des facettes qui sont à droite dans les premiers. Ces cristaux ont été séparés avec soin; les uns sont dextrogyres, les autres lévogyres. Les premiers fournissent un acide dextrogyre identique avec l'acide naturel , les autreï donnent un acide lévogyre. Si l'on mêle des poids égaux de ces| deux acides on reproduit l'acide paratartrique.

Pour préparer l'acide tartrique gauche, il suffit d'évaporer une solution de paratartrate de cinchonicine : le tartrate gauche se précipite et le tartrate droit reste dissous. Ou bien encore on abandonne une solution d'acide paratartrique en présence de quelques spores de penicilium glnucum et d'un peu de pho»-, phate de chaux : il se produit une fermentation qui amène la{ destruction de l'acide dextroracémique.

M. Pasteur est également parvenu à reproduire l'acide racé-i mique. Pour cela, il suffit de combiner l'acide droit ouradd«| gauche à la cinchonine, et de chauffer le sel vers 170® pendant ; cinq à six heures. La matière est reprise par l'eau bouillante, elj la dissolution est traitée par le chlorure de calcium. H se forme un dépôt de racémate de chaux. L'acide tartrique diffère de l'a* ^ cide racémique en ce qu'il ne précipite pas les sels de chaux. 1

La mannite et la dulcine traitées par l'acide azotique donnent ? de l'acide racémique (M. Carlet). ^

Si l'on traite par l'oxyde d'argent ou par la potasse de Twide i succinique bibromé, un acide inactif prend naissance :

C8n*Br208 + 2 AgO + H'-02 = 2KBr + C*H«0*'.

acide succinique bibromé.

ACIDE TARTRIQUE. TARTRATES. 551

Cet acide ne paraît pas être Tacide racémique^ car on n'est pas arrivé à le dédoubler dans les deux acides tartriques. Ce corps est yraisemblablement une quatrième variété d'acide tartrique^ indiquée antérieurement par M. Pasteur, qui est inactive, comme l'acide racémique, mais qui n'est pas dédoublable.

Enfin, M. Liebig a reconnu que le sucre de lait donne sous linfluence de l'acide nitrique divers produits parmi lesquels se trouve l'acide tartrique.

. L'acide tartrique droit cristallise en beaux prismes obliques à base rhombe. L'eau froide eh dissout le double de son poids, f alcool le dissout également, il est insoluble dans l'éther.

n fond vers 175® et il fournit divers acides pyrogénéset notamment

l'adde tartrique anhydre ou tartrélique. C^H^ O*^, et Facide pyrotartrique C*® H* O*.

CiOflSo» = 2(C8H«0*2) - 4 HO — CCO^.

L'acide tartrique est réduit parl'acide iodhydrique, et il en résulte de l'acide malique et de l'acide succinique,

C8H«0<2 + 2HI = C«H«0*» + 12 + h2o2,

acide malique.

C»H«0*2 + 4HI = C^HOQ» + I* + 2 (H^O^),

acide succinique.

L'acide tartrique ne précipite pas les sels de chaux. Il préci- ,pite l'eau de chaux, mais le précipité se dissout dans un excès d'adde minéral et même organique : ce qui le distingue de l'acide malique et de l'acide oxalique.

318. Tartrates. — Cet acide est bibasique. On connaît deux tartrates de potasse,

le lartrate neutre 2 K G, C^ H* G*®,

le bitartrale KGHG,C»H^G*».

Grême de tartre. — Ce dernier sel s'obtient par la clarification du tartre des vins, on le nomme crème de tartre. Il nous a servi à préparer le flux noir et le flux blanc, le carbonate de potasse, et l'acide tartrique.

Sel de Seignette (KO NaO), CWO^^» + 8 HO. — Ce sel, appelé quelquefois aussi sel de la Rochelle, est un tartrate doubla de potasse et de soude qui a été fort usité aulretoV?» ewsws^^ v^'c-

558 ÉMÉTIQUES.

gatif. Pour le préparer on met dans une capsule de porcelaine ou d'argent

3,500 gr. d'eau et 1000 gr. de crème de tartre.

On porte à rébullition et on ajoute du carbonate de soude tant qu'il se produit de Teffervescence. On filtre, et on éYapoR jusqu'à ce que la liqueur pèse i,38.

C'est un sel cristallisé en beaux prismes droits rhomboîdaui, solubles dans deux fois et demie leur poids d'eau, et insolubles dans l'alcool.

Le tartrate de protoxyde de fer, 2FeO, C*H*0**2H0, est un sel soluble employé comme ferrugineux.

Ëmétiques. — L'acide tartrique forme avec les bases une classe de sels, nommés les émétiques parce que le type de ces corps est Vémétique. Ces sels renferment deux bases comme le sel de Seignette, mais l'une de ces bases est seule un protoxyde.

Ainsi, rémétique ordinaire (tartre stiMé) a pour formule

(KOSbO»),C«H»0*«2HO.

Pour le préparer on fait bouillir pendant une heure 400 p. d'eau bouillante, 12 p. de crème détartre et 10 p. d'oxyde d'antimoine. On filtre et on évapore à cristallisation.

L'émétique est un sel cristallisé en octaèdres à base rhombe, doués d'une saveur métallique, et d'une légère acidité, solubles dans i4 p. d'eau froide, et environ dans 2 p. d'eau bouillante. Ils s'effleurissent à l'air, ils deviennent anhydres à iOO^. Chauffa vers 220'» ils perdent encore 2 équivalents d'eau, et ils ontalon pour composition C^H'O^SbO'KO; cependant cette matière mise au contact de l'eau régénère l'émétique.

L'émétique présente les caractères des composés renfermant l'oxyde SbO' (1 03) . Une lame d'étain en précipite l'antimoine à l'état d'une poudre brune. L'eau commune en précipite l'oxyde d'antimoine à la longue. Le tannin, le quinquina, la plupart des astringents en séparent l'oxyde d'antimoine ; aussi on ne doit pas le dissoudre dans l'eau ordinaire, et surtout l'administrer avec des matières astringentes.

C'est un vomitif très-usité.

Gréme de tartre soluble. — On donne le nom de crème de

tartre soluble à un mélange que l'on obtient en faisant bouillir

i p. d'acide borique cristallisé , 4 p. de crème de tartre et 12 p>

d'eau jusqu'à ce que V eau âo\\.\.T^v^v^>sfi&. La matière est ensuite

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