SUCRE ORDINAIRE
Ibuminoïdes ou autres^ précipitées par la chaux. On le décante ans d'autres chaudières^ où il est évaporé rapidement. Le sucre ristallise. On évapore Teau mère tant qu'elle fournit des crisaux : le liquide hrun restant est la mélasse. Le sucre ainsi obenu est jaune (cassonade) , il est raffiné sur les lieux de consommation.
La betterave la plus riche en sucre est celle de Silésie, à collet rouge. Elle renferme environ iO pour iOO de sucre.
La betterave lavée est réduite en pulpe par une râpe mue à la wpeur. La pulpe énergiquement comprimée fournit près de 80 pour ^00 de jus.
Ce jus est porté aussitôt à la température de 70° avec de la chaux.
Cette opération, que nous avons nommée défécation , a pour but
de coaguler l'albumine par la chaleur, et de précipiter à l'état
de sels calcaires insolubles divers acides contenus dans le jus
(pectigue, maliqm, etc.). On décante le liquide, on le filtre sur du
noir animal, on l'évaporé jusqu'à 30° ou 31° Baume , puis on le
liasse une seconde fois dans des colonnes de noir, et on le cuit
jusqu'à ce qu'il marque 33°. Comme la chaleur et l'action de
Tair brunissent ce sirop et changent le sucre cristallisable en
mélasse, on opère aujourd'hui la cuite dans le vide. Le liquide est
alors porté dans les formes, c'est-à-dire dans des cônes en terre
ou en zinc dont la pointe est bouchée par un tampon de bois. La
cristallisation a lieu , mais comme, ms^gré toutesles précautions,
il s'est formé du sucre incristallisable, on égoutte les pains en
enlevant le tampon, et on les lave avec une solution de sucre
pur saturée, qu'on appelle la clairce, qui entraîne les liquides
bruns.
Ces liquides soumis à la cuisson donnent des cristaux moins blancs. Aujourd'hui on les purifie en les soumettant à une rotation extrêmement rapide dans des boîtes [toupies) dont les parois sont des toiles métalliques ; sous l'influence de la force centrifuge la mélasse s'échappe au dehors, et le sucre est blanchi presque complètement.
Les dernières mélasses servent à faire de l'alcool. Les cassonnades de canne et les sucres de betterave qui ne sont pas complètement blancs sont raffinés. Cette opération consiste en une dissolution dans l'eau et en une clarification qui se fait en portant le sucre dissous à l'ébullition au contact de sang de bœuf. On décolore les liqueurs au noir, on les cuit dans le vide , on les dairce, et enfin on passe à la toupie les derniers produits. Le sucre cristallise en beaui prismes du sy&leoxe \X\xi!(^\\v(yai''
578 GLUCOSIDES.
d'une grande quantité de levure de bière. Il éprouve la fermentation lactique (320) en présence du lait aigri et de la craie.
GLUœSIDES.
332. On donne ce nom à divers corps qui ont la propriétéde se dédoubler, par fixation d'eau, en divers produits, parmi lesquels est la glucose ou une matière sucrée. Ce dédoublement s'opère, soit sous l'influence des acides ou des bases, soit par l'action de certains ferments connus. Nous citerons,
a salicine C^** H* ' O* * retirée de Técorce de saule,
^amygdaline ... C *^ H^' Az O^^ » - des amandes amères,
^orcine C' ^ H* O* » des lichens orsella, etc.,
e tannin C** H^? O^* » de l'écorce de chêne,
la phlorizine. ... C^^ n22 920 „ ^e Técorce de pommter,
poirier, cerisier,
a populine C^^H^sq'^ » des feuilles du tremble.
'arbuiine C^e H22 o'^o „ des feuilles debusscrolle,
a convolvuline . C®^ H^® O^- » des convoloulus orna-
bensîs et schiedeaons, a jalappine retirée des convolvolus orizabensis et scaramonia, a saponine , poudre blanche amorphe dont la solution est trèsmousseuse, et dont la poudre est stemutatoire, a daphnine, C^^ H'* O'*, principe cristallisé du daphne mezereom
et du daphne alpina, a fraxine, C^* H*® O^*, matière cristallisée retirée de Fécorccdo
frêne {fraxinus excelsior), a cyclamine retirée des tubercules du cyclamen europœum, ^acide caincique, retiré de la racine de cainca, qui cristallise en
petites aiguilles solubles dans Talcool, peu solubles dans Teau, àquinovine^ C*'®H**0'*', matière résineuse amère soluble dans ralcool qui existe dans Técorce de quina nova et des autres quinquinas ordinaires, a solanive, C*^H" AzO^^^ alcaloïde étudié antérieurement, ^esculine, C^-H^^O^^, extrait de l'écorce du marronnier d'Inde, e querciirin, C^^^H^^O^^, de l'écorce du chêne jaune [querd^ tinctoria).
Salicine. Pour obtenir ce glucoside on épuise l'écorce du saule par l'eau bouillante , on concentre la liqueur, et on la met en dif^estion avec de la litharp^e ou de la chaux, qui précipitent diverses substances étrangères. La liqueur est alors filtrée, traitée par Tacide su\furi(\ue vour précipiter la chaux ou l'oxyde de ^ioinb, et cvapor«?.« vv c,owç,\ç.Va\\vie; ^^ ^w^^^^XA.'èî^vime cristallisa