MATIÈRES COLORANTES DE LA BILE
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Matières colorantes de la bile. — La bile fournit deux (natières colorantes : l'une rouge brun, appelée bilirubine, cholépyrrhine, ou bilifulvine ; l'autre verte, nommée la biliverdine.
Bilirubine, C" H** Az* 0*. — Pour la préparer on agite de la bile fraîche avec du chloroforme : la bilirubine se dissout^ et 8e dépose par Tévaporation en cristaux rouges orangés.
Cette matière se dissout dans les alcalis. Elle forme avec la chaux des espèces de laques que Ton rencontre parfois dans Torganisme (pigment biliaire),
La bilirubine et Thématoïdine, qui se forme par l'altération de l'hématine du sang, ont la même forme cristalline et jouissent de propriétés semblables.
On a trouvé cette substance dans les cellules du foie, dans les kystes de cet organe , dans les hémorragies du cerveau , dans des placentas de chiens.
BiUverdine. — La biliverdine, C»>H*0Az«OS paraît être on produit d'altération de la bilirubine. Elle se forme d'abord dans la putréfaction de la bile, puis elle s'altère elle-même, et se transforme ea biliprasine, C* H** Az* 0®.
Les matières colorantes de la bile et la bile elle-même traitées par l'acide nitrique concentré et nitreux se colorent d'a- ^)pd en vert; la teinte devient bleue, violette, rouge, et enfin jaune.
Rôle de la bile. — La bile n'est pas simplement extraite du ^ng par le foie, mais elle s'y élabore : en effet on ne trouve l^ acides de la bile dans aucune autre partie du corps, et le Sang, en passant dans le foie, y perd sa fibrine, et s'y appauvrit ftn albumine. On a prouvé directement, au reste, que la bile se ^orme dans le foie en enlevant cet organe à des grenouilles; on ne trouvait plus dans leur sang les acides de la bile. En outre, dans les maladies où la sécrétion biliaire est entravée, il ne se produit jamais d'ictère.
La bile neutralise le suc gastrique. Cette saturation ne peut pas être complète , car l'acide du suc gastrique doit mettre en liberté les acides de la bile , et il ne serait pas impossible que ces acides n'eussent une certaine utilité dans l'intestin.
I^ bile est sans action sur la digestion des substances amylacées; elle concourt à la digestion des corps gras. MM. Schmidt et Biddier ont constaté que des chiens assimilent par kilogramme et m bewe dans Içs conditions ordinaires 0^%4a5 de graisse,