DIABÈTE SUCRÉ NATUREL
Nous allons suivre pas à pas les travaux de M. Bouchardat pour donner la théorie du diabète sucre naturel.
Rappelons d'abord que la digestion des féculents s'opère dans l'intestin sous l'influence des sucs pancréatique et intestinal , que la majeure partie des féculents n'est changée qu'en dextrine dans l'intestin et que la transformation de cette dextrine a lieu^ surtout dans le sang^ sous l'influence de la diastase in* testinale absorbée en même temps que la dextrine.
Toutes les fois qu'il arrive dans le sang un excès de glucose, . ce sucre passe dans les urines. On peut démontrer ce fait par Texpérience en injectant de la glucose dans les veines; s'il y en a peu on n'en trouve pas dans l'urine, s'il y en a beaucoup les réactifs l'y décèlent.
Les causes qui produisent un excès de glucose dans le sang peuvent être de deux ordres opposés : ou bien le sucre provient d'une sécrétion trop grande, ou bien il résulte d'une destruction insuffisante ; mais le plus souvent la véritable glucosurie, caractérisée par la continuité dans l'excès du sucre, tient à ces deux causes réunies. On a constaté que le sucre passe dans l'urine lorsqu'il y en a plus de 3 à 5 grammes à la fois dans le sang.
Il peut y avoir insuffisance dans la destruction de la glucose dans le sang, soit parce que l'oxygène n'intervient pas en quantité suffisante, soit parce qu'il s'y trouve des éléments plus combustibles.
Ily aura glucosurie lorsque, la nourriture étant très-féculente, il y a transformation exagérée des féculents en glucose dans le tube digestif; on voit en effet la glucose croître avec la proportion des aliments féculents. Chez les glucosuriques la transformation s'opère déjà dans l'estomac, et ce fait s'explique par suite de cette circonstance que tous les principes albuminoïdes sont susceptibles d'agir sur l'amidon : ils ne diffèrent que par la rapidité de leur action. D'ailleurs, on a constaté directement que si l'on enlève le pancréas à des pigeons, ils peuvent, après leur rétablissement, digérer la matière amylacée. M. Bouchardat a, de plus, observé que l'estomac des glucosuriques est généralement très-développé et que les personnes qui ont de la tendance au diabète préfèrent les féculents, qu'elles mangent beaucoup, et enfin qu'elles mangent très-vite , toutes circonstances qui occasionnent un plus long séjour dans l'estomac. Or, lorsqu'un organe fonctiouuo, avec exagération^ il acquiert une cnerçie \Aw?> çt^w^'îi , ^"^ "^