TRANSFORMATION DES ALIMENTS GRAS ET MINÉRAUX
n'est pas impossible d'admettre que dans ces circonstances le suc gastrique ne se modifie insensiblement et ne devienne apte à dissoudre les matières amylacées.
La glucosurie est accompagnée d'une soif continuelle; or, on comprend que, puisque les aliments exigent huit à dix fois leur poids d'eau pour être dissous, l'eau du suc gastrique soit insuffisante si la digestion des principes féculents s'opère dans l'estomac en même temps que celle des principes protéiques.
Le sucre disparaît ordinairement de l'urine des diabétiques lorsqu'on les soumet à une alimentation exclusive à la viande. Le contraire n'a lieu que si la maladie est extrêmement déve-' loppée , et il faut admettre dans ce cas que l'énergie du ferment diastasique et son abondance sont telles qu'il transforme en sucre l'inosite, la matière glycogène de l'organisme, et peut-être encore d'autres principes.
Si l'on admet cette théorie du diabète on s'explique pourquoi le sucre disparaît chez les malades agonisants ou atteints de fièvre , car on sait que dans les malades à l'agonie ou chez les fiévreux les sucs gastrique, pancréatique, etc., perdent la faculté digestive.
Dans beaucoup de cas le corps est saturé de matières glycogéniques sans qu'il y ait passage du sucre dans les urines, parce que le sucre est brûlé au fur et à mesure dans le sang. Mais si dans cet état de saturation il survient un trouble dans la circulation, ou (ju'un chagrin prolongé conduise la personne saturée à rester plus sédentaire, la destruction de la glucose dans le sang est diminuée par suite du ralentissement'dans l'énergie de la respiration, et alors le sucre apparaît dans les urines; en énéral, toute cause qui produit une diminution du phénomène respiratoire tend à ralentir la destruction de la glucose dans le sang, et elle amène le diabète si les tissus sont saturés de matières glycogéniques.
385. Transformation des matières grasses.— Il a été établi par un grand nombre d'expérimentateurs, opérant sur des animaux très-différents, que tous ne font pas qu'assimiler les corps gras des végétaux, mais encore qu'ils forment de la graisse dans leurs tissus. La graisse donnée seule comme nourriture amène l'inanition. Si l'on soumet des animaux à une alimentation variée, il y a beaucoup plus de graisse assimilée qu'il n'y en a dans la nourriture donnée; les corps gras nïéiangés aux autres alvmeuts facilitent l'engraissement. Les matières amylacées eX swct^^^ ^^ \x^\v%Was&\v\. ^w substances