ESSAI DES URINES
390. On réunit Turine émise pendant vingt-quatre heures^ on mesure son yolume^ et on en préièYe 250^'*^ qu'on abandonne au repos pendant vingt-quatre heures; ou bien^ on analyse Turine recueillie le matin^ après le sommeil.
Nous connaissons la réaction et la densité normales de l'urine (387). On commencera par déterminer, au moyen de papier de tournesol, la réaction de cette urine, puis on en prendra la densité, car la présence d'un excès d'eau de l'albumine diminue sa densité, et celle du sucre ou des sels l'augmente. On n'attachera pas trop de confiance à l'urinomètre, aréo-
(1) Nous sommes beureux de reconnaître que nous devons la plupart des dé^ tails suivants à M. Renault, pharmacien en chef à TasUe de Vauduse, qui a eu rpccfitiop de foire, pendant pluaieuri anuées, de qo^Um^ux «%%^<i{^9^^>
690 GLUCOSE DANS L'URINE.
mètre construit pour ces sortes d'essais, parce que la graduation de ces appareils laisse souvent beaucoup à désirer; le 0 est en haut de la tige, il est divisé en 00 à 70 parties. Si on tenait à s'en servir, il serait bon de vérifier la graduation au moyen d'urines dont on aurait pris la densité par la méthode du flacon. La densité de l'urine normale oscille entre 1,012 et 1 ,025.
GI.UGOSE.
391 . Le sucre contenu dans l'urine des diabétiques est une variété de glucose. La quantité d'urine sécrétée dans cette maladie s'accroît, et elle peut même devenir très-considérable, car on a vu des malades émettre jusqu'à 20 litres d'urine. Nous avons dit que cette urine peut renfermer de très-fortes proportions de sucre; aussi est-elle sucrée plus dense que l'urine ordinaire. Elle est suceptible de fermenter, elle dévie à droite le plan de polarisation, elle est peu colorée.
Si l'on se proposait d'en retirer le sucre on y verserait un excès d'acétate basique de plomb, on filtrerait, puis on précipiterait l'excès de plomb par un courant d'hydrogène sulfuré, on filtrerait de nouveau et on évaporerait jusqu'à cristallisation.
Pour constater sa présence, il suffit de faire bouillir l'urine dans un matras d'essai ou dans un tube bouché avec qv/dques gouttes d'une solution de potasse ou de soude : s'il y a de la glucose il se forme une coloration qui varie, depuis une nuance rouge brun jusqu'à la teinte noire, suivant la quantité de sucre.
M. Bœttger indique d'ajouter à l'urine de la potasse et un peu de sous-nitrate de bismuth : il se forme un précipite noir.
Enfin, la présence du sucre communique à l'urine la propriété de réduire, par une légère chaleur, les solutions des sels de cuivre au maximum : il se forme un précipité jaune (Cu* OHO), ou rouge (Cu* 0) si l'on fait bouillir longtemps.
Cette réaction, indiquée parTrommer, a été appliq[uée comme moyen quantitatif par M. Barreswil. Nous allons la faire connaître, mais nous emploierons une liqueur dont la composition a été donnée par M. Fehling.