Dosage du sucre par la rédaction des sels de
cuivre. — Préparation de la liqueur. On fait dissoudre 1 30 gr.
de soude caustique dans 500 gr. d'eau distillée, et on y ayoute
une solution de 160 gr. de tartrate de potasse neutre dans
iOO gr. d'eau distillée-, ce* ^ev^L ^\\s^âssta daivent être faites
GLUCOSE DANS L'URINE. 691
à l'aide d'une douce chaleur et mélangées chaudes. On verse I)eu à peU; et en agitant^ une solution de 40 gr. de sulfate de cuivre cristallisé dans 160 gr. d'eau distillée. A chaque addition il se forme un précipité bleu qui disparaît promptement^ et la liqueur garde une belle couleur bleue. On complète le volume avec de l'eau distillée de façon à obtenir i,i55 centimètres cubes de liquide. iO*'-^' de cette liqueur sont réduits par cinq centigrammes de glucose; ce qui est manifesté par la décoloration de la liqueur. Cette liqueur s'altère en vieillissant; aussi est-il bon de la titrer de temps en temps; on prend alors une solution de glucose parfaitement pure et on cherche si dix centimètres cubes de la liqueur sont réduits exactement par une portion de la solution de glucose en contenant exactement cinq centigrammes.
. 393. Dosage du sucre. — .On opère souvent de la manière suivante. On commence par décolorer l'urine au moyen de quelques gouttes de sous-acétate de plomb très-concentré^ on filtre^ puis on l'introduit dans une burette divisée en dixièmes de centimètre cube.
On verse alors lO*^**^- de liqueur de Fehling dans un ballon en verre ou même dans une capsule de porcelaine ; on y ajoute W-*' d'eau distillée et on porte à l'ébullition.
On verse l'urine goutte à goutte dans la liqueur bouillante, que l'on remue sans cesse au moyen d'un agiteur en verre si l'on opère dans une capsule^ ou que l'on agite à la main si l'on fait usage d'un ballon. On observe avec attention la coloration de la liqueur, et quand elle paraît avoir à peu près passé du bleu au jaune rougeàtre, on laisse reposer le vase à l'abri du feu. La liqueur s'éclaircit; si elle paraît encore verdâtre, on porte de nouveau à l'ébullition , et on ajoute de l'urine avec une grande lenteur jusqu'à ce que la décoloration ait lieu.
Il est bon de vérifier cet essai par un ou deux autres. Supposons que 8^-^- d'urine aient été nécessaires, il résulte de la composition de la liqueur que ces 8®-®- renferment 08''',05 de glucose ou que 1 litre d'urine en contient 6»^-,25.
Lorsque l'urine diabétique est très-chargée de sucre, il faut l'étendre de 5, 10, 20 fois même son volume d'eau. Il est clair que dans ce cas on tient compte de cette quantité d'eau pour effectuer les calculs.
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La méthode ainsi appliquée est loin d'être exacte. Tout ce que Ton peut conclure , c'est que s'il n'y a pas réduction de l'oxyde de cuivre^ l'urine ne renferme pas de sucre, liais il taudrait se garder de croire que l'urine contient du sucre par ce fait seul qu'elle réduit le tartrate cupro-potassique^ parce que l'acide urique et d'autres principes de l'urine réduisent cet oxyde. On aura des résultats plus exacts de la façon suivante. On mesure un volume connu d' urine ^ et on y verse une solution concentrée de sous-acétate de plomb tant qu'il se fonue un précipité. On filtre, on lave le filtre, puis on note le volume du liquide obtenu : il est clair que ce volume représente le volume d'urine sur lequel on a opéré. C'est ce liquide que l'on place dans la burette, et qu'on traite par la liqueur cupro-potassique comme il vient d'être dit.
394. Méthode de dosage de la glucose des urines par le saccharimétre. — Il est rare que le médecin ou le pharmacien possède un saccharimétre, c'est pourquoi nous n'inast»rons pas sur cette méthode, qui est la plus rapide et la meilleure. On en trouvera la théorie dans les traités de physique ; quant à la manière d'opérer, elle est donnée avec détail dans une brochure qui accompagne l'appareil.
On prend un certain volume d'urine, on y ajoute le diriène de son volume de sous-acétate de plomb des pharmacies, oo filtre et on en remplit le tube du saccharimétre. On note la déviation. Supposons que l'on ait trouvé 26*>, on le multiplie par 2,25,
Soit 58,60
On y ajoute 5,85
Il y a donc 64,35
On a ajouté 5,85, c'est-à-dire le dixième, parce qu'on anit additionné l'urine de -^ d'un liquide inactif. On multiplie par 2,25, parce que M. Clerget a constaté que i degré de l'échelle correspond à 2«'',25 de glucose.
Souvent, on se contente de décolorer l'urine avec du noir. U résultat est moins exact, parce que le noir absorbe un peu de sucre ; si on le fait, c'est pour aller plus vite. Nous ne le conseillons pas, à moins que les essais ne portent sur l'urine d'un même malade qu'on examine chaque matin afin de constater si le diabète augmente ou diminue. Il est clair que dans ce cas ' «S résultats resX^TvX ^^w^xUement comparables. Il est évident
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