PURIFICATION, PROPRIÉTÉS DE L'ACIDE SULFURIQUE
k deuxième chambre, ce qui ne donnait lieu qu'à un mélange inparfait avec les autres corps réagissants dont l'état est gazeux, mis on place dans le four à soufre des marmites contenant du Ktrate de soude brut et de T acide sulfurique impur dont le mélange dégage des vapeurs nitreuses et nitriques. Enfin depuis ces dernières années on remplace le soufre par la pyrite de fer qui revient à un prix moindre.
En raison de ces perfectionnements on a pour moins de • francs 400 kilogrammes d'acide sulfurique délayé dans beaucoup d'eau. En effet, il se condense sur le sol des chambres de Tacide qui est nécessairement étendu puisque la ^fapeur d'eau doit être abondamment injectée dans l'appareil.
70. Purification. — L'acide des chambres marque 50° au pèse-acide de Baume. On le concentre jusqu'à 60° dans des basânes en plomb, mais on ne peut pas pousser plus loin l'opéïation parce que l'acide à ce degré attaque le plomb.
On fabrique pour certains usages de l'acide plus concentré ■arquant 66*> au pèse Baume; à cet effet, on chauffe l'acide précédent dans des alambics en platine, de façon à enlever par filiation l'eau excédante.
A ce point on obtient un acide oléagineux (huile de vitriol), iacolore, qui bout à 325°, qui se soHdifie à — 34° et dont la donitéesti,84.
M. Marignac a montré que cet acide n'est j)as nionohydraté comme on le sup]X)sait , mais qu'il renferme un douzième d'éloiTalcnt d'eau en plus. En congelant cet acide à des tempéïitares de plus en plus basses , et en décantant la partie restée ^lide , il a préparé le vrai monohydrate qui bout à 338°, et q»i se solidifie à 40°,o.
L'acide du commerce renferme souvent des produits ni- Irenx, du sulfate de plomb et de l'acide arséniquc provenant •fes arséniures contenus dans les pyrites. On se contente sou- Ttînt, — et cela suffit d'ordinaire, — de distiller l'acide sulferique en rejetant les premières portions qui renferment l'eau *tles produits nitreux, et en arrêtant la distillation aux trois <lwHs. Le résidu contient le sulfate de plomb et l'acide arsé- ■Hl«e. Comme cet acide est très-lourd, il se produit pendant b distillation des soubresauts dont la violence peut bris«»r l'appuetl. On évite ce danger en plaçant dans la cornue (|ue](|iios fib de platine le long desquels se dégagent les bulles (k \îv.\\v^v\t, «t surtout ou chauffe par côté pour que les bulles ne \>arle\\V v^%
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PROPRIÉTÉS DE L'AClDE SULFUKIQUE. 147
de l'eau ainsi que l'acide azotique et les autres acides. Il se le dans certains cas par double décomposition des éléments Teau, avec l'acide chlorosulfuriquc S* 0*, Cl* (p. 141) par [emple. Le simple contact de l'eau fournit l'acide sulfurique :
S'oN +"-!o^-^'^''o^-l-2iicl Cl- ) ^ 11^ i 11^ j " i" ^ " ^^'
Az O^ / 2 A^ ^* ' n2 dérivés d'une H ) ^ K 1 ^ Az O* i molécule d'eau, il j " '
S2 0^ ) , dérivés de deux H^ ) S2 O^ i " •molécules d'eau, H2 i " '
Propriétés. — Les traits saillants de son histoire sont Texte acidité dont il jouit, et son avidité pour l'eau. Pour donune idée de son acidité il suffit de dire que cet acide, étendu mille parties d'eau, communique encore au tournesol la teinte d'oignon, et qu'il se combine aux bases avec une violence i grande que la baryte devient incandescente quand on verse elle quelques gouttes d'acide sulfurique concentré. n attaque la presque universalité des métaux, le carbone, le îphore, etc., pour donner soit de l'acide sulfureux, soit de jfdrogène.
fl se combine à l'eau avec une violence telle, que si l'on ne pas le mélange avec lenteur, l'eau entre en vapeur et le se brise par la chaleur développée. La glace fond insmément par son contact avec cet acide; si l'on n'emploie 'une petite quantité d'acide, 1 partie pour 4 parties de îltace, l'absorption de chaleur produite par la liquéfaction insfcntanée de la glace est si grande que la température du méfenge peut descendre à — 20°; mais si l'on a employé plus d'a- <îide, 4 parties pour 1 de glace, la température s'élève à 90°. Il décompose en raison de sa faible volatilité la plupart des Sels et en chasse l'acide, tels sont les carbonates, les nitrates, les thlorures; cette propriété le fait employer pour la préparation <ie ces acides.
Le bois, l'amidon-, le sucre, ne renferment pas d'eau toute tornK'e, mais ils en contiennent les éléments. Jette-t-on des allumettes, (le l'amidon, du sucre dans de l'acide sulfurique, ces ^'"ri's noircissent aussitôt, parce que, l'hydrogène et l'oxygène s'étant fixés sur l'acide, il ne reste plus que le charbon de ces matières.
l'âc/de wonohydraté forme des hydrates avec Veaw : avtvç^v
148 POISONS IRRITANTS OU CORROSIFS. • j
il produit un aride bihydraté qui, vers 0®, cristallise eniwj mes hexa«ronaux fusibles à 8^,5, et Ton admet rexistence] d'un autre hydrate SO*, 3H0 parce que le mélange de Faridel sulfurique avec l'eau pnniuit une contraction, et qu*elle erf' maxima lorsque l'acide et l'eau s* ait dans le rapport de 1 à 3.
L'acide sulfurique se rencontre rarement en liberté dans U nature. Cependant l'eau du Rio Vinagre et celle de Brantford ei renferment plusieurs millièmes. On trouve dans la nature beaiH coup de sulfates. Le sulfate de chaux (pierre à plâtre) forme des ^nsements considérables.
Cet acide est le corps le [>lus employé dans les laboratoires et dans l'industrie chimique. La fabrication du sel de soude, de l'acide nitrique, de l'acide chlorhydrique, c'est-à-dire, la préparation des trois corps les plus usuels, en exige d'énormèy (|uantités.
Emplois médicaux. — On emploie quelquefois cet acide en boissons rafraîchissantes, ef pour combattre les coliques de ])lomb. M. Velpeau s'en est servi comme caustique; il faisaituM pûte épaisse avec cet acide et de la poudre de safran et il l'étir; lait sur le point qu'il voulait cautériser : on obtient une escane' qui se détache facilement. !
71. Poisons irritants ou corrosi&. — L'acide salfii« ri(jue, comme les acides en général, fait partie de la classe (les poisons corrosifs ou irritants, caractérisés par l'adioi inflammatoire et destructive qu'ils produisent sur les tissusqa'ii (mt rencontrés. Ainsi l'ingestion d'un poison irritant amène ime saveur brûlante, une violente douleur à l'épigastre, etunetiiê irritation des premières voies digestives. U se déclare des voniissenients ordinairement sanguinolents; les matières de os voniisscîments, en tombant sur la pierre, y déterminent un bouill<nui(*nient d'acide carbonique si le poison est un acide. AuiîO" inissenuints succèdent d'atroces coliques, d'abondantes êvicualiniis alvines; le ventre se ballonne et l'urine est à peu près supprimée. Vne sueur froide apparaît, le pouls est irrégolier, IVéquent, à peine perceptible; la respiration s'embarrasse et U mort arriv(^ (luelquefois dans l'espace de quelques heures.
A l'oiixirture du cadavre, on observe une irritation ejXréïK, et iuu' nlcénilion plus ou moins profonde du canal dîgestit Tout autour d(; la bouche, sur la langue, dans la bouche. 5«t (les iiu'hi'.s brunes ou grises et des escarres plus ou ffiMins pn>" /om/cs. CrHimitws désordres s'o\>seTNev\t. dans le reste du tube