HI+0 = HO+I
On décolore cette solution , et on régénère Tacide iodhy que, en y dirigeant un courant d'acide sulfhydrique,
I + HS = HI + S,
puis on filtre pour séparer le soufre précipité.
On ne peut pas préparer ces acides par un procédé analcj à celui de l'acide chlorhydrique, en traitant l'acide sulfuriqoj par un bromure ou par uniodure, parce que l'acide formé àP décomposé par l'acide sulfurique, ^*
On a recours à la décomposition du bromure ou de l'iodupÇ" de phosphore par l'eau :
Ph I3 + 3 H O = Ph O^ + 3 H I.
Ces préparations se font très-facilement aujourd' hui avec le phosphore rouge (M. Personne). Dans une cornue tubuléeoKi met un peu d'eau et du phosphore rouge, puis on y jette te l'iode. Il se forme entre l'iode et le phosphore de l'iodure dei phosphore que l'eau décompose aussitôt. Comme ces gaz atr< laquent le liège, on soude le tube abducteur au col de la cornue. On recueille le gaz dans un flacon vide plein d'air, ou daw de l'eau si l'on se propose de faire une solution. Avec le phosphore ordinaire l'action est tellement violente qu'elle est dangereuse.
COMBINAISONS DU CHLORE, DU BROME, DE L'IODE AVKO L'OXYGÈNE, LE SOUFRE, L'AZOTE.
COMBINAISONS OXYGÉNÉES
DU CHLOnE. DU BROME. DE L*10DE.
Acide hypocliloreux. CIO Acide hypobroirifeux. BrO
— chloreux. . . . QO^
— Iiypochlorique CIO* Acide hypoiodique. . 10*
— chlorique CIO' — bromique. . . BrO* — iodique. .... 10*
— perchloriqiic. CIO' — perbromique. RrO'? — hy périodique. . 10*
83. Acide hypochloreux, CIO = 2 vol. — Ce corps, découvert par M, Balard, s'obtient en dissolution lorsqu'on agite du chJorc avec de l'oxyde rouge de metewYe délayé dans un peu
ACIDE HYPOCHLOREUX. 173
kan. 11 se fait un vide dans le flacon , et l'oxyde se change en B oxychlorure blanc grisâtre :
2 Cl + 2 Hg O = Hg O , Hg Cl + Cl O.
On le prépare à Tétat de pureté par une méthode due à Pe- Hize, qui consiste à diriger un courant de chlore sur de l'oxyde urne de mercure. Cet oxyde possède la même composition que oxyde rouge, mais, comme il a été obtenu par voie humide, il st moins agrégé et il s'attaque sans le concours de l'eau. Le iourant de chlore doit être lent. Si le chlore est sec et que l'on (■pose à la suite du tube en U, où est l'oxyde, un tube entouré ée glace, il se condense dans celui-ci un liquide rouge vermeil bouillant à -f- 20®. La vapeur de ce corps est jaune verdàtre et éooée d'une odeur mixte de chlore et d'iode. L'eau en dissout Irèsde 200 volumes. Sa densité est 2,98.
L'action solaire, une secousse un peu brusque, le détruisent. Ao contact de beaucoup de corps, tels que le potassium, l'arse- Bic, le phosphore, il se décompose et brûle ces substances.
Gay-Lussac, en chauffant ce gaz dans des tubes étroits, est firvenu à le décomposer sans que le tube éclate, et l'analyse des .?W)duits formés lui a montré : 1° qu'ils sont formés de deux vode chlore et d'un volume d'oxygène; 2° que ces deux vode chlore et ce volume d'oxygène sont condenses au tiers
ftame l'hydrogène et l'oxygène dans l'eau , c'est-à-dire qu'ils
fe forment que deux volumes d'acide hypochloreux.
Ce gaz possède des propriétés oxydantes très-remarquables loe l'on ne retrouve ni dans l'oxygène ordinaire ni dans le fWore. Ainsi il change le sulfure de plomb en sulfate, phéno- BMne que l'ozone et l'eau oxygénée réalisent seuls, et il transforme l'acide oxalique en acide carbonique :
C2o^-t-C10 = c2o* + Cl.
En effet, si l'on verse de l'acide hypochloreux dissous dans one solution d'acide oxalique, on voit aussitôt un vif dégagement dû à l'acide carbonique' et au chlore. Gay-Lussac a constaté qu'un volume d'acide hypochloreux décolore deux fois plus de matière que le même volume de chlore, ce qui revient à ^ qu'il décolore deux fois plus que le chlore qu'il renferme. Sous en déduirons ce fait d'une haute importance , que l'acide Ijypochloreux agit par son oxygène.
VO