THÉORIE DU BLANCHIMENT
Blanchiment. — Depuis longtemps on admet que ladéco-^ 2 loration n'est pas due au chlore, mais à T oxygène naissant qu'il développe en présence de l'eau. M. Kolb, dans un travail récent, a donné la preuve de ce fait, et il a établi que le blanchiment provient d'une absorption d'oxygène par la matière colorante ctnoiï' pas d'une déshydrogénation de celle-ci. Lorsqu'on soumet du fil sec à l'action du chlore desséché, le fil n'est pas décoloré même sous l'influence du soleil, et de plus il perd toute sa co-' hésion. Si l'on remplace le chlore par l'acide hypochloreux sec,' le tissu est blanchi, mais il est encore désagrégé. On n'observe pas de formation d'eau , |)ar conséquent il n'y a pas déshydrogénation. D'ailleurs le tissu ne perd pas, mais augmente de poids; on peut donc admettre (|ue la matière s'oxygène pendant kf blanchiment. ''
L'eau de chlore ne peut servir au blan(^himent que si elle ert très-étendue ; l'action est lente et la fibre plus ou moins altérée!
L'eau oxygénée blanchit parfaitement et n'attaque pas sen^ blement la fibre. i
La solution d'acide hypochloreux se comporte d'une façon in* termédiaire entre les deux corps précédents. Cet acide est d'uni préparation et d'une conservation trop difficiles pour que l'on puisse songer à l'utiliser dans la décoloration et la dcsinfectioni mais il n'en (»st pas de même pour ses sels. Lorsqu'au lieu dtf diriger du chlore sur une base faible, comme l'oxyde de mercuwi on fait arriver ce gaz sur de la chaux éteinte ou dans une solution étendue de carbonate de soude, on obtient un mélange d'hyp** chlorite et de chlorure, à é([uivalents égaux, appelé, dans lec# ? de la chaux, le chlorure de chaux,
CaCl+ CaO, CIO,
dans Je cas de la soude, l'eau de iavel ou de Labarraque,
NaCl + NaO, CIO.
Le [)remier de ces corps est solide, le second est toujours en dissolution ; voici la réaction qui les fournit :
2 Cl + 2 CaO = CaCl-t- CaO, CIO.
Ces substances ont le précieux avantage de ne se déeora|)Og«r que lors(|u'elles sont en présence des acides, de sorte qu'en réglant la dose d'acide on règle la réaction : ainsi, au contact à^ l'air, (yui contient un acide très-faible et en très-petite quantité, iJ se produit une action extrêmement lente. L'action des acide»