LOI DE SYMETRIE
>\ le liquide est trouble^ et on le recueille dans un vase où on le laisse refroidir lentement. Quelquefois on a employé trop d'eau et alors la cristallisation n'a pas lieu; dans ce cas on peut évaporer une partie de Teau en la chauffant, ou en l'abandon* nant à l'évaporation spontanée.
L'eau est le dissolvant le plus général : l'alcool, Féther, la sulfure de carbone , la benzine, sont fréquemment employés pour la dissolution des substances organiques.
Lorsque l'on veut obtenir de, beaux cristaux isolés , on détache quelques-uns de ces <;ristaux , et on les place sur le fond d'un vase contenant le liquide duquel ils se sont déposés, en ayant soin de tenir ce vase dans une pièce non exposée à de grandes variations de température. Seulement', et c'es(t llnconvénient de cette méthode , il faut avoir soin de retourner le cristal chaque jour par exemple , ou du moins à des intervalles réguliers > âûn que chaque face se développe également.
On peut mieux encore choisir quelques cristaux bien nets et les suspendre dans l'eau mère au moyen d'un fil.
La cristallisation est fréquemment employée pour séparer un corps de petites quantités d'un autre corps soluble dans le même liquide. Le premier se dépose seul par le refroidissement delà liqueur, parce que le second, étant en quantités moindres, trouve assez d'eau pour rester en dissolution. On l'utilise encore pour séparer deux substances inégalement solubles. La moins soluble cristallise la première, et l'autre reste dissoute dans les dernières eaux.
8. Formes cristallines. Loi de syiàétrie*. ^-^ "Un même corps placé dans des conditions identiques cristallise toujours sous la même forme. Ce corps placé dans des conditions différentes peut cristalliser sous des formes diverses, mais , en général, on peut passer de l'une aux autres en appliquant la règle suivante , due à Haûy le créateur de la cristallc^aphie , nommée la loi de symétrie. On peut l'énoncer ainsi : lorsqu'une modification a lieu sur une des parties d'un cristal , cette modification se produit sur toutes les parties identiques de ce cristal.
Système cubique ou régulier. — Supposons un corps cristallisé en cubes , le sel ordinaire par exemple {fig, 2). Gomme <lans le cube tous les angles solides sont identiques, si un de ces angles est remplacé par une face , ^ ce qu'on exprime en disant qu'il est tronqué, — les sept autres angles solides seront remplacés par une face identique, porteront une troncature identique ; et de plus cette facette sera également inclinée sur les trois faces
i SYSTÈMES CRISTALLINS.
du cube parce que ces trois faces sont indentiqnes. Si l'on suppose ces facettes protou^es jusqu'à I leur rencontre matoeUe, on obtieD- I dra un octaèdre parTaitement régulier (flg. 3 ) , c'esl-à-dîre nn solide à huit triangles éqnilatéranx.
OnditaloTs quel'octaëdre régulier I est une forme simple dérivée du I cube.
Or, si l'on imagine trois lignes I partant du centre de chaque face I du cube pour aller au centre du carré opposé (fig. S), ces trois lignes se couperont au centre du cristal , et seront égales et perpendiculaires entre elles.
Conduisez de même par ta pensée trois lignes parlant dn sommet de cha- I que angle solide Je l'octaèdre et terminées au sommet opposé; ces trois lignes se couperont encore au centre du crisUl C/ïg. 8), et seront pareille- ' ment égales et perpendiculaires entre
Toutes les foraoes qui dérivent du cube ou de l'octaèdre régulier par des modifications symétriques sont caractérisées par trois lignes imaginaires, ""' " perpendiculaires et égales, partant de
points identiques du cristal et passant à son centre : on appelle ces lignes imaginaires des axes. On dit alors que touteii ces formes appartiennent à un même système cristallin, et leur ensemble I constitue le système cubique, ou système I régulier.
Système tétragonal. — Représentons-nous un prisme à base carrée ytg. A), c'est-àdire un cube dans lequel la hauteur n'a ' " ~' pas la même dimension que les côtés de la
base {fig, 5). On n'arrivera jamais à cette forme par des modi- , ftcations symétriques sur le cube ou sur les autres formes du système précédent; dès lors nous sommes conduitsà la ranger dans un autre système. Or, si nous joignons par la pensée les