DOSAGE DE L'ACIDE CYANHYDRIQUE
cyanhydrique correspondent à 1 équivalent d'argent employé, une proportion fait connaître la richesse du liquide en acide prussique.il estindispensat^le de ne pas employer une quantité de potasse dépassant beaucoup la dose nécessaire pour saturer Tacide cyanhydrique, car le titre en est légèrement exagéré, et il Test d'autant plus que la proportion d'alcali est plus considérable.
2*» Procédé de MM. Fordos et Gélis, -— 11 a pour base l'action de l'iode sur le cyanure de potassium. Si l'on verse une solution alcoolique d'iode dans du cyanure de potassium dissous, elle se décolore tant que la dose d'iode n'atteint pas 2 équivalents pour i équivalent de cyanure :
KCy+l2 = KI + CyI.
Ce procédé, fort exact pour les cyanures, laisse à désirer lorsqu'il s'agit des eaux distillées ou de l'acide prussique libre, ce qui tient probablement à l'instabilité de l'acide iodhydrique qui se forme; le dosage varie dans une même liqueur avec la quantité d'eau que Ton ajoute . On remédierait à cet inconvénient en saturant l'acide, mais le procédé perd alors de sa simplicité.
Nous conseillerons d'employer le suivant.
Procédé de M, Buignet, — On choisit un petit ballon de verre à fond plat, que l'on place sur une feuille de papier blanc afin de rendre plus sensibles les changements de couleur : on y introduit lOO**' du liquide à essayer, et on y ajoute un grand excès d'ammoniaque, 10'^* par exemple.
On prépare, d'un autre côté, une solution normale de sulfate de cuivre, en faisant dissoudre 23^'',09 de ce sel cristallisé et pur dans une quantité d'eau distillée suffisante pour faire un litre de dissolution. On en remplit une burette graduée dont chaque division correspond à un dixième de centimètre cube , et on la verse graduellement dans le liquide précédent tant qu'elle se décolore, ou du moins tant que le bleu céleste qui se forme au contact de l'ammoniaque disparaît par l'agitation. Dès qu'il ne disparaît plus, ce qui est le signe que tout l'acide cyanhydrique est transformé en sel soluble, on cesse déverser la liqueur normale, et on observe le nombre des divisions employées. Ce nombre est en rapport direct avec la quantité d'acide cyanhydrique qui existait dans l'eau distillée.
La composition de la liqueur normale est calculée de telle sorte que chaque division de la burette corresponde exactement à 1 milligramme d'acide cyanhydrique, d'où il résulte que s'il