KECHERCHE DE L'ACIDE CYANHYDRIQUE
sans mouTement. Il se relève peu après, dans des convulsions iétaniquesy puis il retombe immobile et rigide, et enfin il se refroidit et' meurt en quelques secondes ou en quelques minutes.
Quand Tacide ou les cyanures ont été ingérés à faible dose, de violentes convulsions se déclarent, suivies d'une grande prostration. La respiration s'arrête à certains moments , dans d'autres elle est saccadée; le corps est froid et rigide, le pouls presque insensible; puis vient un coma profond, qui amène la mort, à nioins qu'un traitement énergique n'ait lieu.
On ne connaît pas de contre-poison proprement dit de Tacide prussique ; cependant la respiration ménagée du chlore paraît produire de bons effets. On a recommandé des inhalations d'ammoniaque ; mais comme le cyanhydrate d'ammoniaque est un sel très vénéneux, son action ne peut pas être salutaire. On à préconisé l'emploi du sulfate de fer légèrement alcalisé pour transformer l'acide cyanhydrique en bleu de Prusse. La respiration artificielle avec de l'oxygène pur produit, dit-on, de bons résultats. Le mode de traitement le plus actif consiste en de nombreuses ablutions d'eau fraîche, ou mieux d'eau glacée sur la tète et le long de la colonne vertébrale. Il convient aussi d'administrer des révulsifs intestinaux et de pratiquer une saignée. Le cadavre présente une rigidité très grande, qui se continue longtemps; le poumon est congestionné, le sang est épais, le cœur est distendu. Mais il est souvent fort difficile de tirer de ces symptômes des indices certains de l'empoisonnement par l'acide prussique, parce qu'ils se retrouvent à peu près les mêmes à la suite de certaines morts subites par épilepsie ou par apoplexie.
Recherche de l'acide cyanhydrique. — Si l'on doit opérer sur des matières organiques, il faut se hâter de les enfermer dans un vase, pour éviter la volatilisation de l'acide. On commence par s'assurer que ces matières ne contiennent pas de prussiate de potasse, sel non vénéneux, que l'on administre quelquefois en médicament. On reconnaîtra la présence de ce corps en ajoutant au liquide un sel de peroxyde de fer; il se produira du bleu de Prusse.
Lorsqu'on a constaté l'absence de ce sel, on place les matières dans une cornue avec de l'eau et un acide, comme l'acide phosphorique ou l'acide tartrique, et on adapte à la cornue un tube à gaz plongeant dans un flacon laveur, entouré d'eau froide, renfermant une solution de nitrate d'argent; les vapeurs