MonoBolfùre desodium. Sulfhydrate de soude
On fait passer un excès de gaz suifhydrique lavé dans une solution de soude marquant 1^33 au densimètre ou 36^ Baume. La liqueur sursaturée laisse déposer des cristaux incolores que Ton égoutte sur un entonnoir. On doit les conserver dans des flacons bien bouchés^ parce qu'ils se sulfatisent à l'air. Ce sel contient du sulfhydrate de sulfure et du monosulfure.
Il sert à préparer des eaux sulfureuses et des bains de Barrèges artificiels.
Trisulfùre de potassium impur, foie de soufre, ou sulfUre de potasse* — On mêle dans un mortier
1 kilogr. fleur de soufre,
2 kilogr. carbonate de potasse,
et on fait fondre le mélange au bain de sable dans un matras en verre ou dans un creuset en terre muni de son couvercle. La matière se boursoufle; lorsque cette tuméfaction diminue^ on liquéfie complètement la masse^ on la laisse refroidir, et on la conserve à l'abri de l'air. Cette matière dissoute dans l'eau constitue le foie de soufre^ ou sulfure de potasse liquide.
En remplaçant dans cette préparation les 2000*'' de carbonate de potasse par 1400^*^ de carbonate de soude desséché^ on prépare un trisulfùre de sodium impur, appelé sulfure de
soude.
Peutasulfui^e de potassium impur.^ On fait dissoudre au bain de sable :
i kilogri de fleur de soufre dattâ
a kilogri de solution de potasse à 1,32.
Cette solution marque 1^38. Elle contient du penlasulfure mêlé d'hyposulûte dont la présence ne gène pas la réaction du sulfure.
Le plus ordinairement on remplace dans les hôpitaux les préparations précédentes par celles qui suivent.
On prépare le monosulfure de potassium ou de sodium en balcinant avec du charbon les sulfates de ces métaux. On se-
ClitORURES ALGÀLlNIâ. 327
pare le sulfure d'avec l'excès de charbon en traitant le mélange par Feau, qui ne dissout que le sulfure. On évapore ensuite la liqueur rapidement pour que l'action de Tair ne le sulfatise pas.
On emploie souvent le trisulfure alcalin ; pour l'obtenir^ on calcine avec une quantité convenable de soufre le mélange de sulfure et de charbon produit dans l'opération précédente. On peut aussi n'employer que la proportion convenable de charbon, et alors on ne reprend pas par l'eau ^ mais on fond la masse et on la coule.
Les sulfures alcalins sont des stimulants énergiques. Us produisent une excitation rapide^ non seulement à la peau^ mais encore sur tout le système respiratoire. Us ont l'inconvénient d'être caustiques et doués d'une odeur fétide.
Les monosulfures donnent avec les sels de plomb un précipité noir^ les polysulfures un précipité rouge brun.
Empoisonnements par les snlftires. — On cite de nombreux accidents arrivés avec les sulfures donnés en bains. Le (oie de soufre agit non seulement par lui-même^ mais encore parce qu'U fournit de Thydrogène sulfuré au contact des acides de Testomac.
Les matières contenues dans l'estomac et les matières vomies sont jaunes verdâtres^ elles dégagent l'odeur d'hydrogène sulfuré. Cette odeur ne suffirait pas pour indiquer l'empoisonnement^ car il y a des sulfures dans les organes. Après ce premier eumen on ajoute aux matières un peu d'eau, puis un acide, comme l'acide acétique; il se dégage alors de l'hydrogène sulfuré, qu'on recueille dans une dissolution de sel de plomb. On pourrait aussi faire bouiUir les matières avec l'acide azotique^ qui changerait les sulfures en sulfates.
Si l'empoisonnement est ancien^ il est difficile de se prononcer^ par suite de la production de sulfures aux dépens des sulfates de l'économie.
Contrc'poisons : boissons mucUagineuses abondantes, persulfate de fer en solution faible.
CHLORUl\fi DE POTASSIUM. DILORURE DE SODIUM. KQ = 74,64. NaCI = 58,50.
lo4. Le chlorure de potassium se retire des varechs^ et des fésidus de la préparation du sucre et de l'alcool de betteraves.