ACTION DE L'IODURE DE POTASSIUM SUR L'ÉCONOMIE
ment des maladies métalliques : rendre solubles les composés et fadlikr Vexcrétûm en les associant à un corps qu'elle puisse éli» mmer avec la plus grande facilité.
Les chlorures , les bromures et les iodures alcalins sont au premier rang de ces corps, parce qu'ils s'éliminent avec une grande abondance-par les urines ; ils lavent le corps en entraînant au dehors le composé métallique qui s'y est fixé. Cette médication est donc l'inverse de celle qu'on emploie d'ordinaire lorsqu'on donne un contre-poison : on cherche un corps qui rende le poison insoluble; tandis que dans la méthode de M. Melsens on rend soluble l'agent toxique qui s'est concentré dans l'économie et on l'entraîne au dehors.
M. Melsens a fait une grande quantité d'expériences , et on en a réalisé une foule dans les mines de mercure à Idria, à Almaden. M. Melsens conclut en disant :
c Les faits que j'ai observes me permettent d'affirmer que riodure de potassium amène toujours et avec certitude une amélioration notable^ et ils m'ont conduit à admettre qu'aucun cas n'est assez grave pour que Tiodure de potassium ne parvienne pas à le guérir tant qu'il s'agit du tremblement mercuriel^ pourvu que le malade veuille continuer à prendre l'iodure assez longtemps. Quant aux maladies chroniques dues aux intoxications par le plomb^ elles sont plus longues et plus difficiles à guérir^ et après plusieurs mois de traitement on trouve encore du plomb dans les urines. »
La base du traitement est le chlorure et surtout l'iodure de potassium. On peut les prendre en tisane, dans l'eau^ dans de la bière non acide. Un régime spécial n'est pas nécessaire et le traitement n'oblige pas à quitter le travail.
Suivant M. Melsens^ l'iodure de potassium administré dans les accidents consécutifs de la syphilis n'agit pas sur le virus syphilitique; en un mot^ ce n'est pas un antisyphilitique. Ces accidents sont dus au mercure; ils constituent, en réalité, non pas une maladie syphilitique, mais une maladie mercurielle, et l'iodure de potassium enlève le mercure, source de la maladie, (^.e sel remplit alors un double but : il dissout le mercure fixé dans l'économie, et par suite il agit comme le mercure, c'est-à-dire à la façon d'un antisyphilitique; puis il entraîne le mercure hors de l'économie, et il guérit la maladie mercurielle.
Le bromure de potassium est employé dans beaucoup d'affections, et notamment pour le traitement des maladies nerveuses. On le prépare avec le brome et la potasse par un pro-