‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 23 sur 527 · OXTGÊNB, SOUFRE, SÉLÉNIUM^ TELLURE^ ET LEURS COMBINAISONS AVE · texte numérisé non relu

OXTGÊNB, SOUFRE, SÉLÉNIUM^ TELLURE^ ET LEURS COMBINAISONS AVE

L*HYDROGfiNE ET ENTRE EUX.

I>e -y&vvoco ôÇu, y engendre l'acide. j

DécooTert par Priestley le f août 177^* . y

Synonymes : Air vital, air du feu.

0 = 8. Cet équivalent représente 1 vol. (36).

Densité rapportée à l'air 1,1056. Poids du litre l(^&â^.

Poids atomique 16. Formule atomique 0 (1).

Liquéfié par M. Gailletet, puis par M. Pictet à — iao« sous â20 atm. Densité à l'état Uqnide = L

Propriété earaetéristi^ae. ^ Il ne brdle pas, mais il fait brAler énergiquement les autres corps. C'est le type des corps comburants.

28. Estât naturel. Préparation. — L'ozygètie est le corps le plus répandu dans la nature. Il forme plus du tiers de Técorce terrestre. Il constitue le cinquième du volume de l'air, les 8/9 du poids de Teau. Il entre dans la composition de tous les tissus végétaux et animaux.

On peut le retirer d'une foule de substances riches en oxygène : le nitre, le permanganate de potasse^ le bichromate de potasse, le bioxyde de barium, en fournissent beaucoup et ont été employés dans des circonstances données ; mais on ne le prépare guère aujourd'hui qu'avec l'oxyde de manganèse et le chlorate de potasse.

Emploi du bioxyde de manganèse. — Ce minéral, connu sous les noms de peroxyde de manganèse ou même de manganèse, est assez commun dans la nature.

Après l'avoir réduit en petits grains^ on Tintroduit dans une cornue en grès de manière à la remplir aux 2/3 (fig. 25). On y adapte un tube à dégagement qui plonge par son autre extrémité dans une terrine ou une cuve à eau, sous un têt percé sur lequel on place les éprouvettes ou les flacons pleins d'eau destinés à recueillir le gaz. La cornue^ suspendue et fixée dans le labora^ toire d'un four à réverbère, est portée lentement au rouge. On

(i) Voir rarUde oti l'on traite de la composition de l'eau (36).

ne recueille l'oxygène qu'après avoir laissé dégager à l'air 1 à 2 litres de gaz, car les premières portions sont presque exclusivemeat formées de l'air de l'appareil.

:'. Le bioxydede manganèse renrerme toujours de l'eau; celleci, vaporisée par la chaleur, donne au gaz un aspect nuageux, mais ce trouble disparait bientôt.

Cette substance renterme aussi le plus ordinairement du carbonate de ctiaux, et alors l'oxygène est souillé d'une petite quantité d'acide carbonique. Pour obtenir de l'oxygène exempt dece gaz, il suffirait de le Torcer à passer, au sortirde la cornue, dans un flacon laveur contenant une solution de potasse ou de soude.

Le résidu de la réaction est un oxyde rougeâtre de manganèse qui renferme les 2/3 de l'oxygène du bioiyde.

Par suite, la réaction s'exprime par l'égalité i UJaO^ — Of-f-UnOf, ou bien, pour éviter les fractions^

8(MttO') — 0" + Mn^O*.

Le biozyde de manganèse, chaufle dans un vase en verre avec

de l'acide sulfnrique conceatré, fournirait, non plus le tiers, mais la. moitié de l'oxygène qu'il renferme. Le prix de l'acide sulfuriiliie et la nécessité de faire usage de vases en verre rendent ce procédé plus dispendieux et moins commode que le précédent ;

2KnO» + S'HW = 0* + B^O* + S^Mn^O».

- Ce sel est un produit arties propriétés elles usages. Il fournît plus d'oxygène et il le donne plus rapidement que le bioiyde de manganèse, mais ce moyen de préparation est plus cher qae le précédent.

Une eomue en verre et un tube à dégagement constituent tout l'appareil (fig. 26).

Fis. K.

On chauffe peu, en ayant soin de disposer les charbons latéralement à la cornne.

Le chlorate fond, puis il se trouble par le dégagement des bulles de gaz qui partent de tous les points du liquide fondu.

Bientât ce dégagement devient moins actif, et la matière s'épaissit à la surface. Ce phénomène doit être évité, il tient à ce que le chlorate non décomposé a fixé une cerlaine quantité de l'oxygène mis en liberté et a formé un sel plus oiygcné, le percblorate de potasse, qui est moins fusible que le chlorate. Si la cornue était chauffée seulement parlefond, lise formerait une croûte de perchlorate qui ne laisserait plus d'issue à l'oiygène, ce gaz presserait sur le fond de la coraue et en amène-

rait la rupture. Le chlorate fondu s'écoulerait dans le feu, et^ comme il déflagre sur les charbons, l'opérateur risquerait d'être blessé.

Cette réaction s'exprime par l'égalité

2C1K0« = C1K0« + KCl + O*.

On l'évitera en chauffant les parois latérales et en élevant davantage la température; alors tout Toxygène du chlorate sera chassé :

C1K0« = KCl + 0«.

Pour déterminer combien 1 kilogramme de chlorate dégage d'oxygène en poids et en volume, il suffit de faire un calcul semblable aux précédents :

CIKO» = 122,5 0« = 48

-48- = ^r- ^ = -mx = '*' «'•

Ces 392 gr. représentent . , ^ = 274 litres d'oxygène.

La décomposition du chlorate est singulièrement facilitée par la présence de certains corps tels que l'oxyde de cuivre, les oxydes du manganèse, le sesquioxydede fer, etc.; avec ^d'oxyde de fer la réaction est tellement brusque qu'il peut en résulter une explosion. Ces matières ne fournissent pas d'oxygène, et leur mode d'action n'est pas encore bien expliqué. On dit qu'elles agissent par leur présencCf mais il est clair que cette expression n'explique pas le rôle qu'elles jouent dans le phénomène; elle rend simplement compte de la nécessité de leur présence. Le mieux est de mêler le chlorate avec le tiers ou la moitié de son poids de bioxyde de manganèse, et de chauffer avec précaution, car, à certains instants, le dégagement se produit avec une grande violence.

11 est un composé, nommé le chlorure de chaux, qui renferme un acide oxygéné du chlore, l'acide hypochloreux CIO. La solution de ce corps chauffée avec des traces de peroxyde de cobalt, dans un tube en verre ou dans un ballon, dégage de l'oxygène pur :

CaC102 + CaCl = 2CaCl + O^.

cyde de cobalt reste inaltéré comme les oxydes de man-

Page 1