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CHLORURES DE FER

i87. 11 en existe deux :

le protochlorure FeCl,

le sesquichlorare Fe^CP.

Solution officinale de sesquichlorure. — On verse de l'acide cblorhydrique étendu de trois fois son poids d'eau sur du fer en tournure, et on agite de temps en temps, pour activer l'attaque. On a ainsi une solution de protochiorure, qui, évaporée, fournirait l'hydrate FeCl + 4 HO en cristaux verts.

On fait passer un courant de chlore dans cette solution jusqu'à ce qu'elle ne précipite plus par le prussiate rouge de potasse; on évapore le liquide à 50 degrés, au plus, tant qu'il se dégage du chlore, et on étend la liqueur froide avec de l'eau jusqu'à ce qu'elle marque 1,26 au dcnsimètre (30<> B).

On fait usage du perchlorure de fer en médecine depuis long-

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temps (teinture de Bestiœheff), mais son emploi ne s'est généralisé que depuis des expériences faites en 1851 par Pravaz sur la coagulation du sang par ce chlorure.

Il est aujourd'hui fort employé dans le traitement des anévrismes, des tumeurs^ des kystes^ pour arrêter les hémorrhagies, et laver les plaies en suppuration.

La solution officinale est formée de

26 gr. perchlorure anhydre, et 74 gr. eaa.

Évaporée, elle fournirait l'hydrate Fe^Gl* + 12 HO en cristaux rougeâtres.

Le perchlorure anhydre s'obtient en chauffant de la tournure de fer dans un vase où l'on fait arriver du chlore sec ; le chlorure se sublime en belles paillettes violacées que Ton doit conserver dans des flacons bien secs parce qu'elles sont très avides d'eau.

PROTOIODURE DE FER Fel.

188. Ce médicament a été recommandé par Dupasqoier, et il jouit aujourd'hui d'une réputation méritée. Ses propriétés médicales tiennent de celles de l'iode et de celles du fer. Il a l'inconvénient d'être fort altérable. Dupasquier et M. Boudet ont fait connaître plusieurs préparations dans lesquelles il est préservé de l'action de l'air par des corps sucrés et gommeux.

Pour le préparer on introduit dans un ballon 100*' d'eau distillée et 20^^ de fer en tournure, puis on ajoute peu à peu, et en agitant, 80*' d'iode; on chauffe légèrement, et on filtre la liqueur lorsqu'elle n'a plus que la teinte verte des sels de protoxyde de fer. On évapore rapidement la liqueur en y maintenant quelques lames de fer, et on coule l'iodure sur une assiette dès que le liquide déposé sur un corps froid se solidifie. Il faut se hâter de l'introduire dans les flacons bien secs, bouchant à l'émeri.

Lorsque ce corps est altéré on le ramène à l'état de protoiodure en le redissolvant, et en évaporant sa solution au contact de quelques lames de fer.

189. Les cyanures de fer ne sont pas bien définis. Ferrocyanure de potassium, K*FeCy' + 3 HO. — Cette

substance remarquable, appelée aussi prussiate jaune, cyoJicferrure de potassium, s'obtient dans les deux circonstances suivantes.

PRUSSIATES DE POTASSE. 383

Lorsque Ton fait passer un courant d'air dans du charbon rouge pour le débarrasser de son oxygène^ et que Ton force les gaz restant à traverser une colonne de charbon, imprégnée de carbonate de potasse, l'azote est absorbé et fournit du cyanure alcalin.

Ce procédé, très intéressant parce qu'il revient en définitive à fixer l'azote de l'air, n'a pas fourni jusqu'à ce jour de résultats économiques.

On obtient la même réaction lorsqu'on calcine du carbonate de potasse avec des matières organiques azotées^ comme la peau, le cuir, la corne^ etc. Le charbon obtenu est traité par Teau chaude dans des yases en fonte avec de la ferraille. Le cyanure de potassium jaunit en se transformant en ferrocyanurc, FeCy + 2KCy + 3 HO.

Si le prussiate jaune était un cyanure double de fer et de potassium, il présenterait les réactions du cyanogène^ du fer et du potassium; or, le potassium y est seul décelé par ses réactifs; le fer et le cyanogène y sont à l'état d'union intime, et pour le prouver il suffit de dire que les cyanures sont de violents poisons^ tandis que le ferrocyanure n'est pas du tout toxique.

Ceci suffirait pour justifier la formule

(FeCy3)K2.

Ajoutons encore que ce sel^ traité par une dissolution saline de cuivre, de zinc, de plomb^ perd seulement le potassium^ qui est remplacé par 2 équivalents de ces métaux, et que le fer n'est pas séparé du cyauogène. Enfin^ ces divers sels soumis à l'action du gaz sulfhydrique perdent ces 2 équivalents de métal, et 2 équivalents d'hydrogène prennent leur place en donnant un acide :

(FeOy3)K2 + 2(PbOAa05) == (FeGy3)Pb2 + 2(KOAa05), et

(FeCy5)Pb2 + 2 HS = (FeCy3)H2 + 2 PbS.

Donc les ferrocyanures se comportent comme s'ils renfermaient un radical (FeCy") capable de saturer 2 équivalents d'hydrogène et de métal.

Le prussiate de potasse devient blanc lorsqu'on le dessèche ; il se détruit au rouge en donnant du cyanure de potassium et du carbure de fer.

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