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BLEUS AU FER ET AU CYANOGÈNE

11 fournit avec les solutions métalliques des précipités souvent caractéristiques.

Chauffé avec de Tacide sulfurique, il dégage de l'oxyde de carbone.

Sa dissolution, soumise à un courant de chlore jusqu'à ce que la liqueur cesse de précipiter par les sels de fer au maximum, donne par l'évaporation de beaux prismes rouges d'un composé analogue, appelé le ferricyanure de potassium, ou encore le cyanure rouge, Xeprussiate rouge,

2(K2FeCy3) + C\ = K^Fe^Cy» + KCl.

Ce nouveau prussiale donne avec les sels de fer, de zinc, etc., des précipités caractéristiques de ces métaux.

Le ferricyanure est un réactif oxydant, énergique surtout en présence des alcalis.

Bleu de Prusse, 2 (Fe*Cy^) + 3 (FeCy) -f 9 HO. — Ce composé, découvert en 1704, à Berlin, par Diesbach, se précipite quand on verse du ferrocyanure dans un sel de fer au maximum :

2(Fe2033S03) + 3(K2FeCy3 = 6(KOS03) + 2(Fe2Cy3)3(FeCy).

Si l'on fait la précipitation par un sel de protoxyde de fer, le précipité est blanchâtre, puis il bleuit à la longue en produisant un mélange de sesquioxyde de fer et de bleu de Prusse, qui est désigné sous le nom de bleu de Prusse basique.

Dans les arts on emploie le sel de protoxyde, et on ajoute un oxydant, comme un hypochlorite.

Lorsque l'on traite un sel de protoxyde de fer par du ferricyanure de potassium, il se forme également une matière bleue ; mais cette matière, appelée bleu de France, est différente. C'est du ferricyanure de fer, dont la génération s'explique au moyen de l'égalité

3(FeOS03) + K^{Ve^Cf) = 3(KOS03) + Fe^Fe^Cy».

Le bleu de Prusse se présente en masses légères, bleues, d'un reflet cuivré; l'eau ne le dissout pas. Il blanchit au soleil, puis il redevient bleu dans l'obscurité ; mais la teinte s'affaiblit, car il perd du cyanogène à chaque décoloration, et il se forme da sesquioxyde de fer.

Chauffé vers 250° il se détruit en donnant du cyanhydralc, du carbonate d'ammoniaque, de l'eau et du charbon.

Les acides sulfurique et chlorhydrique le blanchissent; la couleur bleue reparaît quand on sature ces acides. L'acide oxalique le dissout et fournit une encre bleue.

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