EMPOISONNEMENTS PAR LE PLOMB
sel de plomb dans un chlorure soluble. Il se précipite sous forme d'une poudre blanche à peine soluble dans l'eau bouillante. Il fond au rouge. Si Ton ajoute de la litharge à ce chlorure en fusion, on obtientdes corps employés en peinture sous les noms de jaune minéral, de jaunes de Parts, de Vérone , de Tûmer.
lodure de plomb, Phi := 230,5. — On verse une solution froide d'iodure de potassium dans du nitrate de plomb dissous jusqu'à ce qu'il cesse de se produire un précipité jaune. On lave et on sèche ce précipité. Ce sel est très peu soluble dans Teau froide; il se dissout notablement dans Teau bouillante^ surtout s'il y a de Tiodure alcalin en dissolution ; on l'obtient en cristaux nacrés par le refroidissement de cette solution. Ce corps, dont l'action a été exagérée à une certaine époque, est employé eu pommade comme résolutif dans divers cas d'engorgements.
209. Caractères des sels de plomb. — Incolores^ à saveur douce, puis astringente, très vénéneux.
Fotat$ej sotide. Précipité blanc, soluble dansun excèsde réactif.
Âmmonicigue. Précipité blanc, insoluble dans un excès de réactif.
Acide siilfurique, sulfates. Précipité blanc, un peu soluble dans l'acide sulfurique, très soluble dans l'acétate d'ammoniaque.
Acide chlorhydriqw, chlorures. Précipité blanc, un peu soluble à froid, notablement à chaud.
lodures. Précipité jaune, soluble comme le précédent.
Chromâtes alcalins. Précipités jaunes.
Acide suif hydrique. Précipité noir, insoluble dans les sulfures alcalins. Avec un polysulfure le précipité est brun ou rougeàtre.
On dose ordinairement le plomb à l'état de sulfate. On trouvera (214 tis) un moyen de séparation très pratique du plomb, du cuivre, de l'étain et de divers autres métaux que j'ai récemment publié.
Empoisonnements par le plomb. Stupéfiants. — Les composés du plomb sont des agent» toxiques redoutables. Ils ne produisent pas d'irritation comme les corrosifs (71), ils n'agissent pas par altération générale comme les hyposthénisants (95). Ils affectent spécialement le système nerveux, et font partie d'une nouvelle classe de poisons appelés les stupéfiants.
Leur influence se manifeste par de la céphalalgie, des défaillances, des vertiges, des vomissements, un gonflement de l'abdomen. A la suite de ces symptômes vient du délire, un embarras