PURIFICATION DES EAUX
un décigramme de carbonate de potasse pur par litre. Un litre d'eau de pluie suffirait.
On reprend le résidu par de Falcool, on décante cet alcool et on l'évaporé lentement à sec. Sur ce résidu on igoute 2 à 3 goattes d'eau d'amidon^ et on en approche l'extrémité d'une baguette en verre mouiUée d'acide nitrique nitreux : le liquide se colore en bleu (76).
Essai des eaux. — On peut arriver facilement et assez vite à reconnaître si une eau peut servir aux usages domestiques et industriels de la façon suivante.
Oa prend un ou deux litres d'eau y on les évapore lentement à moitié, puis on filtre. Il faut avoir soin de ne chauffer le liquide que par le fond, pour qu'il n'y ait pas calcination de la matière qui se dépose sur les parois au fur et à mesure de l'évaporation; on recueille un précipité de carbonate de chaux et de magnésie qu'on lave, qu'on dessèche et qu'on pèse.
On évapore le reste do l'eau presque à sec , on filtre et on recueille le sulfate de chaux dont on prend le poids.
Ordinairement ces deux essais suffisent. On peut évaporer le reste de l'eau et peser le résidu.
On peut aussi évaporer lentement un ou deux litres d'eau dans une capsule de porcelaine, et, quand on approche de la fin, décanter le résidu dans une petite capsule de porcelaine tarée. On a soin de laver avec précaution la grande capsule, et de réunir les eaux de lavage dans la petite. On évapore ensuite à sec : l'augmentation du poids de la capsule fait connaître le résidu sec.
Souvent on dose approximativement dans ce résidu le carbo^ nate et le sulfate de chaux par le moyen suivant. On le traite par un peu d'acide acétique et d'alcool : le carbonate est atta^ que, et le sulfate reste inaltéré. Si on lave la capsule à l'alcool puisqu'on la sèche à 100<*, le nouveau poids fait connaître par différence le carbonate enlevé , et, par suite , le sulfate.
41. Purification des eaux. — On enlèvera le carbonate de chaux d'une eau, soit en la faisant bouillir, soit en l'agitant avec quelques fragments de chaux vive qui précipiteront l'acide carbonique en excès à l'état de carbonate de chaux. On débar^ rassera une eau du sulfate soluble en y versant une solution de carbonate de soude tant qu il se fait un précipité.
En général on purifiera une eau en y ajoutant de l'eau de baryte qui précipitera la presque totalité des matières étran' gères.
li EAU ISTILLËE.
Bien des moyens ont été proposés pour éviter les incrustalions que le sulfale de chaAi, notammenl, produit dans les chaudières à vapeur; aucun n'a résolu la question d'une façon satisfaisante jusqu'à ce jour. On place dans les chaudières des débris de cuirs, des résidus d'eitraits de bois de teintures, des râpnres de diverses matières. La glycérine s'oppose très bien , parait-il, au dépôt. Le sulfate de chaui se dissout très facilement dans l'hyposulflte de soude en donnant une liqueur sirupeuse; il est regrettable que ce procédé soit trop cher. '
Les eaui douces, les eaui minérales, l'eau de mer, se prêtent facilement à la préparation de l'eau pure. 11 suffit de les distiller. L'appareil ordinaire est en cuivre étamé à l'intérieur CJtg. 39).