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EMPOISONNEMENTS PAR LES COMPOSÉS MERCURIELS

dents reparaissent, et un état d'affaissement général envahit le malade qui meurt, sans convulsions, après une ou deux semaines.

Les parois de la bouche sont tuméfiées, tout le conduit œsophagien est enflammé, l'estomac est contracté, et ses parois rougies. Le mercure se comporte donc, à un cerUin degré, comme

un poison corrosif. ^

Si un traitement a lieu dès les premiers symptômes, la mort

peut être évitée. Parmi les principaux antidotes nous citerons : Le fer divisé, qui précipite le mercure de la solution de se^

sels *

Les eaux sulfureuses et les sulfures alcalins à petite dose: mais, pour le mercure comme pour le cuivre, ces sels sont oxydés dans la circulation, et forment des sulfates;

L'eau albumineuse administrée à plusieurs reprises. On aura soin de provoquer des vomissements pour entraîner au dehors la combinaison d'albumine et de sublimé qui, une fois précipitée, se dissout en présence d*un grand excès d'albumine.

Le mercure est éliminé par la bile, par les urines et par les autres sécrétions, car on en trouve dans le lait, dans la salive et dans la sueur. Nous avons traité avec détail (156) du parti que M. Melsens a tiré de l'iodure de potassium pour faciliter celte élimination.

Les ouvriers qui, comme les miroitiers, les doreurs au mercure, les fabricants de baromètres, ceux qui font le secrétaje des peaux, qui manient du mercure ou des composés mercuriels. éprouvent une intoxication lente reconnaissable aux caractères

suivants :

11 se déclare une salivation continuelle {stomatite mercuneW: accompagnée d'une saveur métallique. La peau se couvre lie rougeurs, de vésicules et même de pustules. Enfin il survient un tremblement général.

On a proposé une foule de moyens pour rechercher le mercure dans les matières animales. Un des plus commodes consiste à faire usage d'un petit appareil, nommé la pile de Simthson. Il est formé d'une petite lame d'or que l'on, a enroulée sur une lame ou sur un petit cylindre de paillon d'étain. Si l'un plonge rextréraité libre de la lame d'or dans la solution, ello se recouvre d'un enduit blanc de mercure. Au bout d'une demiheure, on retire la lame, on la lave, et on la sèche avec précaution, puis on l'introduit dans le fond d'un tube étroit, lonu' de 12 à 15 cent. On chauffe au rouge sombre : le mercure se

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