‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 296 sur 527 · DOSAGE DU MERCURE · texte numérisé non relu

DOSAGE DU MERCURE

sablimedans les parties froides en globales visibles, à l'œil nu^ dans la plupart des cas, ou du moins à la loupe.

On coupe ce tube an-dessous du mercure sublimé et^ après avoir placé un cristal diode dans une petite capsule, on expose à la Tapeur de ce corps la partie dn tube contenant le mercure : on voit les globules se changer en petits cristaux rouges.

Quelquefois la liqueur est acide et la lame d'or blanchit par suite d'un dépôt d'étain. Aussi fera-^t-on bien de plonger d'abord la lame blanchie dans de Tacide chlorhydrique ; si le dépôt blanc est dû à de l'étain il disparaîtra aussitôt.

On pourrait aussi faire usage* d'une pile ordinaire.

Nous conseillons le procédé suivant.

On peut opérer sur l'estomac^ le foie, les reins et les liquides de Festomac. Souvent les organes offrent des ulcérations; quelquefois ils sont perforés. On divise les matières^ et^ après les avoir mises en suspension dans l'eau^ on les soumet à un courant de chlore jusqu'à ce qu'elles aient une apparence caséeuse. On ajoute alors dans le flacon un peu d'eau de chlore, on le bouche et on laisse le tout en contact pendant vingt-quatre heures. On filtre sur un linge fin, on chauffe à une température peu élevée le liquide pour chasser l'excès de chlore^ et on y dirige un courant d'hydrogène sulfuré. On laisse reposer quelques heures^ puis on recueille le sulfure du mercure sur un filtre^ et^ après l'avoir lavé, on le place avec le filtre dans un matras à long C0I9 ou bien on le traite comme il est dit plus bas (226). On l'imbibe d'acide chlorhydrique , on chauffe faiblement et on ajoute de temps à autre quelques gouttes d'acide nitrique jusqu'à ce qu'il ne reste plus que du soufre insoluble. On étend d'eau, on filtrey et on évapore presque à sec ; on reprend par l'eau et on essaie dans la liqueur les réactifs du merchre.

226. Dosage du mercure. — Le meilleur mode de dosage du mercure consiste à Tamener à l'état métallique. On peut opérer par voie humide ou par voie sèche.

a. On mélange de l'acide phosphoreux à la solution du sel de mercure ; on chauffe quelques instants , puis on laisse au repos. Le mercure se sépare : on le lave avec de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique^ puis avec de l'eau pure; on le sèche en le frottant avec du papier buvard^ et on le pèse.

b. On opère directement sur le sel, ou bien sur le sulfure obtenu^ comme il a été dit plus haut^ par un courant d'hydrogène sulfuré.

On ferme par un bout un tube en verre vert, de 50*>» de

long eiiTiron, et de 2^°^ environ de diamètre; on introduit dans le fond une petite couche de bicarbonate de soude, on la recouvre d*un mélange du composé mercuriel avec de la chaux sodée, et on ajoute en avant 1 décimètre de chaux sodée. On nettoie avec soin le reste du tube, et on applique sur la chaux sodée un tampon d'amiante, puis on recourbe à la lampe l'extrémité libre de façon à former un petit tube en U.

On place la partie droite du tube sur une grille horizontale , et on commence à chauffer la chaux sodée; on porte ensuite au rouge le point où est la matière, et enfin on chauffe lentement le carbonate; il se dégage peu à peu de Tacide carbonique, qui chasse devant lui le mercure restant dans les parties tièdes du tube, et qui l'entralue dans la partie courbée en U, que l'on a soin de tenir plongée dans Teau froide.

On coupe le tube auprès du tampon d'amiante, on verse le mercure dans une capsule, et on fait couler de l'eau dans le tube afin de ne pas y laisser du mercure; on sèche ce métal avec du papier buvard, puis on le pèse.

Quelquefois on se contente de recourber le tube à angle droit, de l'effiler, et de faire plonger cette pointe dans un verre à pied, contenant quelques gouttes d'eau. On remplace avec avantage la chaux sodée par de la baryte caustique, parce que ce corps absorbe l'eau dégagée.

On s'est servi avec succès de la pile pour ce dosage. J'ai repris l'étude de cette question, et le moyen suivant permettra non seulement de doser le mercure quand il est seul, mais encore de le séparer de la plupart des autres métaux.

L'opération se fait dans un creuset de platine communiquant avec le pôle -f- d'un élément Leclanché, le pôle — communiqae avec une lame d'or ou de platine doré plongeant dans le liquide ou même si la quantité de mercure est assez considérable avec une lame de platine. Le mercure se dépose à l'état métallique au pôle — ; le zinc, le cuivre, le nickel, le cobalt, le fer, les métaux alcalins et alcalino-terreux restent en solution. L'opération terminée, on lave le dépôt, on le sèche, on le pèse.

S'il y a du plomb, il se sépare au pôle positif; dans ce cas il ne faut pas employer de liqueur chlorhydrique.

Nous avons donné les raisons qui, dans une classification ra-

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