S4 ANALYSE ÉL&MENTAIRE
ANALYSE ÉLÉBCENTÂIRE.
234. Dosage du carbone et de l^hydrogène. — Gay-Lossac et Thenard^ Liebig, etc., sont les auteurs de cette méthode.
On chauffe un poids faible, 0ff%200 à !>% de la matière préalablement desséchée , a^ec un grand excès d'un corps oxydant fixe, tel que le chromate de plomb, ou surtout l'oxyde de cuivre GuO. Les réactions sont simples :
C + 2 CuO « 2 Go + CO^ H + CuO = On + HO.
On recueille l'eau dans un tube pesé contenant une matière avide d*eau, et on condense Tacide carbonique dans un second tube pesé renfermant une solution de potasse. L'augmentation de poids du premier tube est due à l'eau condensée; en prenant le 9" de ce poids, on a la quantité d'hydrogène qui la formé. On aura le poids de carbone contenu dans la matière en prenant les ^ ou les -^ de l'augmentation du poids du second tube parce que
1® Matière renfermant du carbone, de Vhydrogéne et de t oxygène. On dose le carbone et Thydrogène, et le poids de Toxygène est donné par différence.
On prend un tube en verre vert (ce verre est très peu fusible), on le nettoie avec du papier, et on le ferme en pointe à Tune de ses extrémités. On passe une ou deux fois de l'oxyde de cuivre dans ce tube pour enlever toute trace de matière étrangère, et on place dans le fond de Toxyde sur une longueur de 4 à 5^. Cet oxyde a été calciné peu de temps auparavant.
On broie la matière pesée avec une petite quantité de cet oxyde, et on l'introduit dans le tube. On passe à plusieurs reprises de l'oxyde dans le mortier afin de ne pas perdre de substance, et on finit de remplir le tube avec de Toxyde.
Cet oxyde ne doit pas être en poudre fine, de crainte qu'il n'obstrue le tube; le plus souvent on fait usage d'un mélange d'oxyde obtenu par le grillage du cuivre, et d'oxyde fin prove* nant de la calcination de l'azotate.
On entoure le tube d'une feuille mince de laiton, afin de lui donner plus de résistance à l'action de la chaleur et moins de