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CAMPHRE

CSOHieoâ = 152.

262. Le capmhre existe dans les divers organes du lauitLS campkora, arbre de Chine, du Japon et de TOcéanie.

Oq divise le bois et on le chaufTe avec de Teau dans des vases métalliques recouverts d'un chapiteau rempli de paille. Le camphre se condense en cristaux grisâtres sur les pailles, et on renvoie en cet état en Europe, où on le sublime dans des matras en verre dont le fond est chaufté dans du sable.

Le camphre est un corps cristallisé, doué d'une saveur brûlante et d'une odeur aromatique. Sa densité est 0, 99 à 10°. II est élastique et fort difficile à piler; on le pulvérise aisément en y ajoutant quelques gouttes d'alcool. L'eau n'en dissout qu'un millième environ; jeté dans l'eau, il tournoie à sa surface. Il est soluble dans l'alcool, l'éther, l'acide acétique , les essences et les huiles; ses dissolutions sont dextrogyres. 11 fond à 175° et il bout à 204^. Il se sublime à la température ordinaire dans les vases où on le tient enfermé.

11 brùie avec une flamme fuligineuse. 11 s'oxyde par ébuUition avec l'acide azotique, et il donne de l'acide camphorique, C^ H** O*, qui est bibasique.

Cet acide est dextrogyre. On a retiré de la matricaire un camphre lévogyre qui donne un acide camphorique lévogyre. Ces acides mélangés à poids égaux donnent un acide inactif par neutralisation mutuelle.

La distillation du camphorate de chaux donne la phorône,

Il dissout le gaz chlorhydrique en donnant un corps huileux, qui, traité par l'eau , se décompose en régénérant le camphre.

Chauffé avec du chlorure de zinc, ou de l'acide phosphorique anhydre , il fournit du cymène C*° H**.

La vapeur de camphre passant à 400<^ sur de la chaux sodée fixe H* O* et donne l'acide campholique, C*°H*'0*.

11 convient de l'envisager comme l'aldéhyde du camphre de Bornéo, car M. Berthelot, en le chauffant vers 180° avec une solution alcoolique de potasse, l'a transformé en camphre de Bornéo et en acide campliique :

2;C-*>H*«0-) + KII02 = C-®H'«0- + C20H**KO*.

bornéol.

Usages* — Le camphre est employé comme calmant; à dose

528 CAMPHRES. ACÉTONES.

trop forte il peut même agir comme stupéfiant. Il est employé sous les formes les plus nombreuses, eu poudre, en dissolution ou en suspension dans la plupart des véhicules usités.

Il est fréquemment usité contre les migraines, dans les rhumatismes, dans les cas de contusions, de foulures. On l'emploie à l'état de poudre, de solutions dans l'alcool, l'éther, les huiles, le vinaigre, Teau.

L'eau sédative est un mélange de 900 p. eau distillée, 100 p. d'ammoniaque du commerce, 20 p. sel marin, 2 p. camphre.

Autres camphres. — L'essence de matricaire, celle de la plupart des labiées déposent des matières qui ont la composition du camphre ordinaire. Le camphre de la matricaire est lévogyre, celui de la lavande est inactif. Les camphres dextrogyre et lévogyre s'unissent et donnent des camphres inaclifs.

ACÉTONES.

262 bis. Ces corps ont les fonctions des aldéhydes. Ils se forment dans la distillation sèche des sels de barjle ou de chaux des acides monobasiques :

(C*H3CaO*)2 = 2(CaO)C20* + C«H60».

acétate de acétone

chaux. ordinaire.

Les acétones se transforment en iso-alcool» (244) sous l'influence de l'hydrogène produit avec l'amalgame de sodium.

ACIDES ORGANIOUES.

ÂdDES A ft ÉQUIVALENTS D'OXYGÈNE.

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