des Stryçfinos
Strychnine C^aH^Az^O^
Brucme C^SH^eAz^O».
4* des Solanées.
Nicûtme C2W*Aza.
Atropine C^^H^sazO*.
Hyoscyamine id. ?
Solanine C^W^AzO".
5* de la Ciguë.
Conicine '. C* «H* ^Az.
alcaloïdes. 547
6* du Poivre.
Pipéridîne C<«H**A2.
Aconîtine C^H^^AzO^.
Véralrine C»*H"az»0*«.
Théobromlne C*^H«Az*0*.
Caféine C*«H*®Az^O*.
La première base organique qui ait été isolée est la morphine, et cette découverte fut faite en 1816 par Sertuemer. En 1819 Pelletier et Cayentôu retirèrent la quinine des quinquinas, et montrèrent que les plantes très activer, employées en pharmacie, devaient le plus souvent cette énergie à des composés capables de s'unir aiu acides, et de former avec eux des sels définis, cristallisables. Depuis cette époque le nombre des alcalis organiques est devenu très considérable, et l'on a découvert des méthodes régulières à l'aide desquelles on prépare des alcaloïdes artificiellement.
C'est M. Fritzsche qui obtint en 1840 le premier alcaloïde artificiel, en distillant Tindigo avec de la potasse ; il lui donna le nom d'aniline, Gerhart prépara la quinoléine par cette méthode, M. Cahours la pipéridine, et M. Chautard la toluidine.
La distillation des matières organiques fournit des alcalis : ainsi on en a retiré plusieurs de l'huile de Dippel, et des produits de la distillation d'autres composés organiques.
On doit à Zinin une méthode très générale qui consiste à faire agir les corps réducteurs sur les composés nitrés, comme la nitrobenûne. On dissout le corps nitré dans une solution alcoolique de sulfhydrate d'ammoniaque, et on abandonne le mélange à lui-même; peu à peu du soufre se dépose et l'hydrogène de l'acide sulfhydrique réduit l'oxygène du composé nitré. Exemple, la nitrobenzine :
C^m^AzO* + 6 HS = 2 H^O» + S« + C*^HUz
anUine»
Aujourd'hui on substitue à ce mode de réduction, peu com- Qtode dans l'emploi, et lent dans l'exécution, l'action du fer sur l'acide acétique ou l'acide chlorhydrique ( M. Béckamp) ou celle du zinc, de l'étain sur l'acide chlorhydrique.
S48 AMMONIAQUES COMPOSÉES.
M. Wurtz a donné une méthode très intéressante, qui a amené la découverte d'alcaloïdes très semblables à l'ammoniaque, nommés pour cette raison les ammoniaques composées. Elle consiste à faire réagir la potasse sur une classe d'etbers cyaniques; ces corps se décomposent à la façon de l'acide cyanique :
C*AiO(H}0 + 2 KHO» = AiH» +2(K0)C*0*.
ammoniaque,
C*AtO(C*H»)0 + 2 KHO» = AzHa(0*H5) + 2(K0)C*0*.
ammoniaque étby^ée ou éUiylamine.
M. Hofmann fit connaître, très peu de temps après la publication du procédé de M. Wurtz, une méthode qui permettait de préparer plus simplement les ammoniaques composées découvertes par le savant français et qui donnait le moyen de remplacer, non plus un seul équivalent d'hydrogène par les radicaux (C* H'), (C^ H*), etc., mais de substituer ces radicaux à tout rhydrogène de l'ammoniaque Az H^ 0.
La méthode de M. Hofmann consiste à faire réagir Tammoniaque sur les éthers chlorhydrique, bromhydrîque ou iodliydrique, et surtout sur ces derniers. Prenons pour exemple Ticdure d'étbyle.
273. ithylftmliie. — On chauffe au bain-marie, dans des tubes en verre vert scellés, 10 à 15 gr. d'iodure d'éihyle, et 50 gr. de solution aqueuse d'ammoniaque :
C*H»I+ AxH» = C*H7AiHl = Az[(C*H*)H'»JI.
Lorsque la liqueur est homogène on la laisse refroidir, puis on la décompose par une solution de potasse en recueillant les vapeurs dans de Teau contenant de l'acide chlorhy drique. On évapore à sec la solution chlorhydrique, et on traite le résida par de l'alcool absolu, qui dissout le chlorhydrate d'éthylamine et laisse à l'état insoluble le chlorhydrate d'ammoniaque provenant de l'ammoniaque employée en excès. La solution de chlorhydrate d'éthylamine est évaporée à sec, et les cristaux déliquescents obtenus sont décomposés par la potasse dans un ballon à Taide d'une légère chaleur. L'alcali volatilisé est condensé dans un récipient refroidi.
Il se forme aussi dans cette réaction de la diéthylamine, de ^a triéthylamine et de l'oxyde de) tétréthylammonium, dont on
ÉTHYLAMINE. 549
sépare réthylamine par distillation. On l'obtiendra mieux en distillant d'abord \ p. de cyanate de potasse avec 2 p. de sulfovinate de potasse, puis en décomposant Téther cyanique obtenu par une solution bouillante de potasse dans un ballon joint à un récipient refroidi.
L'éthylamine est un liquide mobile, doué d'une odeur et d'une saveur fortes^ analogues à celles de l'ammoniaque. On n'a pas réussi à la solidifier; elle bout à iS^, 7. Elle se disBout dans Teau et donne une solution très-caustique. Elle est également soluble dans l'alcool et dans l'éther. Elle est combustible, et elle brûle avec une flamme bleue, jaune sur les bords.
Elle chasse l'ammoniaque de ses combinaisons. Sa solution présente les réactions de l'ammoniaque, et, pour n'en citer qu'un exemple, nous dirons qu'elle donne avec les sels de cuivre un précipité blanc bleuâtre qui se dissout en donnant une liqueur aussi belle que le bleu céleste. Elle en diffère par le caractère suivant : Téthylamine précipite l'alumine de ses sels^ et le précipité est soluble dans un excès d'éthylamine, ce qui n'a pas lieu pour l'ammoniaque.
Méthylamines. (Voyez 255.)
274. Glassiflcation des aicaloldes. — On peut envisager l'éthylamine et les alcaloïdes analogues comme de véritables éthers ammoniacaux. En efiet, un éther est le résultat de l'union d'un alcool avec un acide duquel se sont séparés les éléments de l'eau^
CWO* = C*H«0« + C*H*0* — H^O».
éther acétique.
Or il en est de même des alcaloïdes,
C^HUz « C^H^Oî» + AzH» — H^O», éthylamine.
et à chaque alcool correspond une série d'alcalis^ comme une série d'éthers.
Dès lors les différentes formules par lesquelles on peut représenter les éthers (246) s'appliquent aux alcaloïdes; ainsi on a:
Éthylamine. C*fl'A2 = C*H*(AzH») = Ai(C*H»)Ha. AnUine C»WA2=C*2h4(A2H3)=Az(C«2h*)H2.
M. Hofmann a donné le nom d'alcaloïdes primaires ou ami-
SSO CLASSIFICATION DES ALGAUS ORGANIQUES.
dés à réthylamine et aux bases dans lesquelles un seul éqmvalent d'hydrogène a été remplacé par un radical.
Les éthers minéraux sont susceptibles, dans certaines conditions, d'agir comme l'iodure d*éthyle sur l'ammoniaque, mais l'action est beaucoup moins énergique et moins régulière; cependant l'élher nHrique fournit de bons résultats-
M. Hofmann, après avoir préparé l'éthylamine par l'actioa de l'iodure d'éthyle sur lammoniaque, tenta de faire réagir le même réactif sur l'éthylamine. La réaction réussit parfaitement :
C*H* Az{ H + C^H^IsAz H
rc*H»