‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 35 sur 527 · NÉCESSITÉ DE LA VENTILATION · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE LA VENTILATION

il obtint an résida charbonneux dans le second vase^ tandis qa'fl ne s'en produisit aucun dans le premier.

L'atmosphère renferme , outre des principes organiques volatils, des poussières organiques et minérales qui y flottent en grand nombre, comme le montre un rayon de soleil pénétrant dans une chambre obscure. Ces poussières renferment toutes les matières ténues que les vents enlèvent à la surface du sol. Il s'y rencontre notamment du sel marin et un nombre immense de germes végétaux et animaux qui produisent les diverses fermentations , et notamment la putréfaction des organes des végétaiu et des animaux après leur mort.

L'existence de ces germes soutenue contre de nombreux contradicteurs par Spallanzani , Schvirann, Dumas, Milne Edwards, de Quatrefages, Claude Bernard, a été surtout établie par les expériences aussi variées que rigoureuses de M . Pasteur.

Nécessité d'une ventilation. — Puisque la combustion et la respiration enlèvent à Tair le principe du feu et de la vie, et introduisent à sa place un gaz irrespirable , Tacide carbonique^ il faut se préoccuper, dans la construction des habitations et surtout des localités où beaucoup de personnes séjournent , de renouveler l'air, d'assurer une ventilation active.

On aura une idée de la perte d'oxygène et du développement de Tacide carbonique par les nombres suivants :

Nous avons dit qu'un homme brûle 12 grammes de carbone par heure ; il en résuite une absorption de 22 litres d'oxygène et une production dé 22 litres d'acide carbonique. La combustion de 100 grammes de bougie absorbe 200 litres d'oxygène et jette dans l'air 140 litres d'acide carbonique et beaucoup de vapeur d'eau; 1 bec de gaz, débitant 100 litres à l'heure , absorbe 160 litres d'oxygène et met à sa place 85 litres d'acide carbonique.

En outre , la respiration pulmonaire , la transpiration, émettent dans l'air des produits volatils analogues aux miasmes des marais .Ces substances dangereuses à respirer deviennent encore plus abondantes dans les hôpitaux par la suppuration des plaies; aussi lance-t-on dans les salles d'hôpitaux bien construites 50 à 60 mètres cubes d'air par lit et par heure. Ces indi-* cations sufiisent pour montrer la nécessité d'une ventilation énei^îque. On trouvera des renseignements sur ce sujet dans un travail de M. F. Leblanc inséré dans les Annales de chimie et de physique (1).

(1) s» série, tome V, page 225.

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