RECHERCHE DES ALCALOÏDES
soloble dans Teau. Le système nerveux est surtout affecté. Deux ou trois gouttes suffisent pour donner la mort.
Deux gouttes placées dans la gueule d*un chien amenèrent presque instantanément les phépomènes suivants : la respiration s'embarrassa, l'animal chancela^ et fut agité de convulsions affreuses. Il renversa la tète en arrière, tomba sans pouvoir se relever, et il périt quelques instants après complètement paralysé.
La nicotine agit aussi comme caustique en irritant le tube digestif; une vive douleur s'y déclare, suivie de vomissements et de diarrhée.
C'est à un empoisonnement commis en Belgique dans l'année 1850, au moyen de cet agent, que nous devons le remarquable mode de recherche des alcaloïdes que, nous allons faire comiaître.
pboc£d£ de m. stas pour la recherche des alcaloïdes.
276. Nous citerons textuellement les paroles de cet habile chimiste.
c Je suppose d'abord qu'il s'agisse de rechercher un alcaloïde dans le contenu de l'estomac ou des intestins : on commence par additionner ces matières avec le double de leur poids d'alcool pur et le plus concentré possible; on ajoute ensuite, suivant la quantité et l'état de la matière suspecte, 11/2 à 2 grammes d'aicide tartrique ou d'acide oxalique, mais de préférence de l'acide tartrique; on introduit le mélange dans un ballon et on chauffe jusqu'à 70 à 75 degrés. Après le refroidissement complet, on jette le tout sur un filtre de papier Berzélius, on lave le produit insoluble à l'aide de l'alcool concentré ; on évapore ensuite le liquide filtré dans le vide, ou si on n'a pas de machine pneumatique à sa disposition, on abandonne le liquide à un fort courant d'air, à une température qui ne peut être supérieure à 35 degrés.
« Si, après la volatilisation de l'alcool, le résidu renferme des corps gras ou d'autres matières insolubles, on verse de nouveau le liquide sur un filtre mouillé par de l'eau distillée ; on évapore ensuite dans le vide pneumatique, jusqu'à presque siccité, le liquide filtré auquel on a joint l'eau de lavage du filtre. Si l'on est privé d'une machine pneumatique, on place le vase qui renferme le liquide sous une grande cloche au-dessus de l'acide sulfariqae concentré. On reprend ensuite le résidu par de l'ai-