S6 RECHERCHE DES ALCALOÏDES
cool anhydre et froid^ en prenait la précaution de bien épuiser la matière; on évapore l'alcool libre k l'air à la température ordinaire, ou mieux dans le vide; on dissoat le résidu acide dans la plus petite quantité d*eau possible, on introduit la solution dans un petit flacon éprouvette, et on ajoute peu à peu du bicarbonate de soude ou du bicarbonate de potasse pur et pulvérisé, jusqu'à ce qu'une nouvelle quantité ne produise plus d'effervescence d'acide carbonique. On a^te alors le tout avec quatre ou cinq fois son volume d'éther« et on abandonne au repos. Quand l*élher surnageant est parfaitement éclairci, on en décante une petite partie dans une capsule de verre, on l'abandonne dans un lieu bien sec à Tévaporation spontanée.
« Maintenant deux ordres de faits peuvent se présenter : ou bien l'alcaloïde contenu dans la matière suspecte est liquide et volatil, ou bien il est solide et fixe. Je vais examiner les deux hypothèses. »
277. Recherche d^uii alcaloïde liquide et volatil. — «Je suppose qu'il existe un alcaloïde liquide et volatil : dans cecas^ par l'évaporalion de Téther, il reste autour de la paroi interne de la capsule de faibles stries liquides qui se rendent lentement au fond du vase.
« Dans cette circonstance, sous l'influence de la chaleur seule de la main, le contenu de la capsule exhale une odeur plus ou moins désagréable, qui devient, suivant la nature de l'alcaloïde, plus ou moins piquante, suffocante, irritante ; il présente en un mot une odeur qui rappelle celle d'un alcali volatil, masquée par une odeur animale; si Ton découvre quelque indice de la présence d'un alcaloïde volatil, on ajoute alors au contenu du flacon dont on a décanté une petite quantité d'éther, 1 ou 2 centimètres cubes d'une forte solution de potasse ou de soude caustique, et on agite de nouveau le mélange. Après un repos convenable, on décante Téther dans un flacon-éprouvette; on épuise le mélange par trois ou quatre traitements à Téther, et on réunit tout le liquide éthéré dans le même flacon. On verse ensuite dans cet éther tenant l'alcaloïde en solution 1 ou 2 centimètres cubes d'eau acidulée par un cinquième de son poids d'acide sulfurique pur; on agite pendant quelque temps et on abandonne au repos; on décante l'éther surnageant et on lave le liquide acide à l'aide d'une nouvelle quantité d'éther. Comme les sulfates d'ammoniaque, de nicotine, d'aniline, de quinoléine, de picoline^ de pétinine sont entièrement insolubles dans l'éther, l'eau acidulée par l'acide sulifu-