‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 436 sur 527 · Taurine, CWAzO^S*. — Cette substance, qui est · texte numérisé non relu

Taurine, CWAzO^S*. — Cette substance, qui est

CHOLfiSTËRINfi. 6S5

sulfurée^ se prépare ea faisant bouillir plusieitfs heures la bile du bœuf avec un excès d'acide cblor hydrique. On filtre , puis on ajoute alors à la liqueur cinq ou six fois son poids d'alcool bouillant^ et on laisse refroidir lentement. La taurine, qui est à peu près insoluble dans Talcool,. se sépare en prismes rhomboïdaux incolores.

La taurine a été produite artificiellement par M. Strecker, en chauffant à 220<> de Tiséthionate d'ammoniaque. Ce sel perd deux équivalents d*eau et donne de la taurine :

AzH*0,C*H*S«07 = H^O» + 0*H7AiO«Sa.

Ce corps est donc un amide comme le glycocolle.

La taurine se rencontre *dans les muscles de certains mollusques (Valenciermes et Frémy).

356. Gholestériiie , C»«H**OSH*0». — Cette substance est très répandue dans l'organisme animal. Elle forme la presque totalité des calculs biliaires; on Ta rencontrée dans le sang, dans le jaune d'œuf , dans la rate, dans le pus, dans le méconium y dans diverses tumeurs , dans les nerfs et dans le cerveau. On l'extrait facilement des calculs biliaires. Il suffit de les réduire en poudre fine , de les mettre en suspension avec du noir animal dans de Talcool, et de porter ce mélange à Tébullition. On filtre au bout de quelque temps : la cholestérine se dépose par le refroidissement.

M. Berthelot a montré que la cholestérine était rangée à tort parmi les corps gras neutres; elle n*est pas saponifiable. Il la considère comme un alcool monoatomique.

11 en a préparé les éthers, par l'action des acides ;

CsaH«

Éther acétique , (54^80^ ^**

Cet alcool est déshydraté par Tacide phosphorique anhydre s il donne alors l'hydrocarbure,

C^>H^>, choiestérylène.

tM CHOLESTËRIHE

L> cholestenne est incolore, pnvée d odeur et de s&veui,

cristal 11 sable en labks

A rtiomboidales Ifig. <03),

brillaDtes, fusibles à 14»°,

volatiles à360«. L'eau ne la

dissoutpas, elle est peu so-

j tuble daos l'atcool froid,

' soluble dans l'alcool bouil-

lant, dans l'élher, dans la

Obenzioe, le ctalorofonoe et le sulfure de carbone. Elle devie à gauche le plan de polansation de la lumière.

Evaporée atec quelqua gouttes d'acide nilriflue

""■V** concentré, elle jaunit, el si

Ffe. IM. l'on louche celte malien

jaune avec de l'ammoniaque, elle prend une teinte orangé rouge.

Si on dissout dans un tube de la choleslériiie par quelques gouttes de chloroforme , et qu'on y fasse tomber I à 2 gr. d'acide sulfurique; si, à la liqueur chlorof or inique et sulfurique, on ajoute 2 à 3 gouttes de perchlorure de fer, il x forme un dépôt rouge brique , et une liqueur qui devient rougCi violette puis bleue.

Rôle de la cholestérlne. — D'après M. Flint la choleslériDC est une matière excrémentitielle qui résulte de la désassimilalion de la matière nerveuse , car elle ne se trouve pas dans le sang qui se rend au cerveau, et elle se rencontre dans le sang des veines qui en sortent. En outre, tandis que les muscles n'en reaferment pas, lesnerfs en contiennent toujours. Elle est absorbé* par le sang et éliminée par le foie, car on en trouve abondaniment dans le sang de l'artère hépatique et de la veine porte, tt on n'en rencontre pas ou peu dans le sang des veines snsbépaliques. Pendant la digestion elle serait changée en une substance nommée ifercort'ne, et évacuée à cet état dans les fèces; aussi, quand la choleslérine n'est pas déversée dans l'intestin , on observe un arrêt dans la production de la stercorine. Suivait H. Flint, ta rétention de la cholestérine dans le sang constituerait une affection grave {cholestérémie), comparable à la rétention de l'urée. La cholestérine constituerait alors un véritablt poison du sang; su effets se porteraient sur le cerreau. H 1^-

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