‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 435 sur 527 · ACIDES DE LA BILE · texte numérisé non relu

ACIDES DE LA BILE

Eaa

Matières grasses

Sels des acides biliaires

Graisse

Gholestérine

Mucus , matières colorautes

Sels minéraux

Gorup'Besanez.

Homme de 49 ans décapité.

Femme de 23 ans décapitée.

Homme de 68 ans

mort de chute.

Enfant { de 12 ans mort de | blessure.

Ces sels sont principalement du chlorure de sodium, des phosphates. i On y trouve 1 à 2 p. 100 de fer, et c*est surtout par la bile que ce métal est éliminé du corps.

On y a trouvé de petites quantités d'oxygène et d'azote , et des proportions assez considérables d*acide carbonique. Ce dernier gaz s'y rencontre soit à Tétat libre, qui peut être extrait par la pumpe à mercure, soit à Tétat d'une combinaison dont on retire le gaz au moyen de l'acide phosphorique. L'a^ cîde carbonique combiné est beaucoup plus abondant que l'acide libre. Une nourriture animale augmente la dose d'acide carbonique.

354. Acides de la bile. — La bile de l'homme renferme les deux acides ; celle des herbivores contient surtout des cholates, et celle des carnivores surtout des taurocholates* Ceux-ci existent à peu près seuls chez le chien et ils abondent dans la bile des poissons et des serpents.

La bile de porc contient des acides spéciaux , l'acide hyo^ glycocholique^ l'acide taurohyocholalique.

Les acides de la bile n'ont été rencontrés que dans cette sécrétion ; on ne les a pas obtenus artificiellement.

Pour préparer les deux acides de la bile on verse dans de la bile de bœuf de l'acétate neutre de plomb, qui précipite à peii près seul l'acide glycocholique à l'état de sel de plomb. On recueille ce composé, on le lave, on le fait bouillir avec de l'alcool à 85% et on filtre la liqueur bouillante. On la soumet

684 TAURINE.

à un courant d'hydrogène sulfuré pendant qu'elle est encore tiède, on jette le sulfure de plomb sur un filtre et on le lave jusqu'à ce que le liquide se trouble. L'acide glycocbolique se précipite; on le purifie par Teau bouillante.

Le taurocholate alcalin n'a pas été précipité par l'acétate de plomb. On ajoute à la liqueur du sous-acétate de plomb jusqu'à ce que le précipité prenne la consistance d'un emplâtre; on peut même ajouter un peu d'ammoniaque ; on recueille ce précipité , on le laye , et on le met en suspension dans l'eau. On dirige dans le liquide un courant d'hydrogène sulfuré , on filtre pour séparer le sulfure, et on évapore la liqueur. L'acide taurocholique se dépose en poudre blanche.

Ij*acide glycocbolique, G**H^'AzO^* forme des aiguilles blanches, assez solubles dans l'alcool. Il faut iOO p. d'eau bouillante et 300 p. d'eau froide pour le dissoudre. Il fournit avec les solutions alcalines et avec la baryte des sels solubles cristallisables.

Les liqueurs alcalines bouillantes, les acides étendus le dédoublent en un acide cholalique et en glycocoUe par fixation d'eau :

C"H^«A20*2 + H»02 « C^H^AzO^ + C"H*0O*«. acide çlycocllolique. glycocoUe. acide cholalique.

Par ébullition avec Tacide chlorhydrique ou sulfurique concentrés, il fournit divers produits successifs :

de l'acide cholonîque, C"H**AzO*« et de l'eau, de l'acide choloïdique, C**H^*0', et du glycocoHe, de la dysiisine, G^^O^^O^, du glycocoUe et de l'eau.

L'acide taurocholique, G** H^ Az 0^^ SS n'a pas été obtenu cristallisé. Il se dissout dans l'alcool et dans l'eau qui prennent une réaction acide. Il se détruit en partie par l'évaporation de sa>solution dans l'eau. Il fixe deux équivalents d'eau lorsqu'on le fait bouillir avec des solutions alcalines. Il se forme de l'acide cholalique et de la taurine.

taurine.

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