‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 459 sur 527 · ANALYSE DU SANG · texte numérisé non relu

ANALYSE DU SANG

369. MM. Dumas etPreTost ont les premiers fait connaître une méthode rationnelle d'analyse du sang. Cette méthode^ modifiée dans ses détails, n'est pas d'une rigueur absolue; mais comme les erreurs sont toujours du même ordre dans les analyses comparatiTes que l'on exécute, les relations que l'on cherche à découvrir n'en sont pas troublées.

Le sang s'appauTrit en matières solides à la fin des fortes saignées, il faut donc faire une saignée qui ne soit pas trop considérable, ne pas dépasser 375 grammes. Les principes solides des globules diminuent beaucoup plus que ceux du sérum; les différences sur la fibrine ne sont pas sensibles; MM. Becquerel et Rodier se sont assurés que l'appauvrissement est insignifiant dans le premier décilitre; le mieux serait donc d'opérer sur les iOO centimètres cubes qui ont coulé les premiers, mais si l'on ne peut pas faire les différents dosages avec cette quantité de matière on recevra dans un vase le premier et le dernier quart, dans un second vase le deuxième et le troisième quart. On abandonne le liquide du premier vase à la coi^ulation, et on bat aussitôt l'autre liquide avec quelques verges d'osier. MM. Bec* querel et Rodier conseillent de battre les 125 premiers centimètres cubes d'une saignée, et d'abandonner à la coagulation le reste de la saignée.

La manière d'opérer la plus simple est de recevoir ces deux liquides dans des vases à précipité ou dans des éprouvettes tarées.

Un point des plus importants serait d'arriver à doser les globules. On avait cru y arriver en dosant le fer dans les cendres d'un poids donné de sang parce qu'on avait admis en principe que tout le fer contenu dans le sang se trouve dans les globules. Nous avons y a (34>6) qu'il n'en est rien, et nous avons fait connaître (p. 707) deux procédés par lesquels on arrivera, non pas à doser les globules, mais à déterminer comparativement leurs quantités et les variations que ces quantités peuvent éprouver.

i"* CaïUot, sérum. — On abandonne àelle-mème la partie soumise à la coagulation, jusqu'à ce que le caillot cesse de se contracter, puis on décante avec soin le sérum : son poids, com* paré à celui du sang, donne une idée du rapport de poids du sérum et du caillot.

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