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MÉCANISME DE LA RESPIRATION

faire circuler le sang dans le corps varient avec les espèces. Chez rhomme, les mammifères et les oiseaux, le sang arrive des diverses parties du corps^ par les veines, dans l'oreillette, puis dans le ventricule droit du cœur. De cette dernière cavité il est chassé aux poumons par l'artère pulmonaire.

Là s'accomplit l'échange des gaz, rhématose, échange qui se manifeste par un changement dans la couleur du sang. Les veines pulmonaires amènent le sang, devenu vermeil et oxygéné, dans les cavités gauches du cœur. De ce point il est lancé par les artères dans les diverses parties du corps, où il va, dans les capillaires qui entourent les divers organes, brûler les aliments enlevés par le sang aux organes digestifs, et produire la nutrition proprement dite.

Nos poumons sont parfaitement appropriés au rôle qu'ils doivent jouer, c'est-à-dire à l'échange des gaz entre l'air et le sang. Ils sont au nombre de deux; chacun forme une sorte d'arbre muni de rameaux nombreux terminés par une .masse énorme de cellules qui offrent une surface intérieure immense. Les membranes de cette masse spongieuse ont une minceur extrême, et par suite se prêtent avec une facilité prodigieuse au passage des gaz.

L'introduction de l'air dans les poumons s'opère spontanément, et c'est, on peut ledire, le besoin le plus impérieux. A ce mouve* ment en succède un autre, tout aussi nécessaire^ et inverse, qui a pour effet de repousser dans l'air les gaz qui ont produit leur effet utile. Par conséquent, la respiration se compose de deux mouvements opposés : on les nomme Vinspiration et Veocpiratm,

L'inspiration a lieu par suite de l'agrandissement de la cavité thoracique, agrandissement qui s'opère dans tous les sens, car au même instant des muscles spéciaux eu se contractant soulèvent les côtes, le sternum^ et font descendre le diaphragme.

Il est clair alors que, puisque la cavité s'agrandit, la pression de l'air qu'elle contient y diminue, et comme cet air est en contact avec l'atmosphère, il en résulte nécessairement une entrée de l'air extérieur dans la poitrine. L'expiration suit bientôt, causée par une diminution du volume de la cavité tho* racique, produite par le relâchement des muscles inspirateurs, par l'action de certains muscles expirateurs, et par la contraction du diaphragme qui remonte dans la cavité thoracique.

L'air libre ou dissous dans l'eau est Je seul gaz qui entretienne la respiration d'une manière durable et parfaite. L'oxygène pur peut jouer ce rôle pendant un certain temps. Le protoxyde d'à-

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