QUI INTERVIENNENT DANS LA RESPIRATION
SaÎTant Valentin le poids d'eau .exhalé en yingt-quatre heures par les poumons serait de 540 ^^ en moyenne, et, d'après M. Barrai, il atteindrait près de 650K^
Il parait certain que l'air eipiré chasse de Torganisme un peu plus d'azote que l'air inspiré n'en a introduit. D'après W. Edwards, l'animal absorberait de l'azote de l'air, et dégagerait une certaine quantité de l'azote de sa propre substance, et on n'observerait jamais que la résultante de ces deux effets. Le travail de MM. Regnault et Reiset, dont nous allons parler, démontre que l'azote de l'air n'est pas absorbé d'ordinaire pendant la respiration , et , par conséquent , qu'il ne sert pas à la natrition dans les conditions normales.
L'animal est placé au milieu d'un espace fermé où l'oxygène consommé est sans cesse remplacé , et où l'acide carbonique est sans cesse absorbé par la potasse.
Leur appareil se compose (fig. i06) :
i* D'une cloche de verre tubulée, A, de 45 litres environ , dont l'ouverture inférieure est mastiquée sur un disque en fonte recouvert d'un plancher sur lequel est placé l'animal ;
2® De ballons N, N', N", renfermant de l'oxygène;
3* Et d'un condenseur d'acide carbonique qui consiste en deux vases G, G', de 3 litres de capacité. Ges deux vases corn* maniquent entre eux par leur tubulure inférieure, au moyen d'un long tube de caoutchouc. Les tubulures supérieures portent des montures métalliques qui communiquent avec la tubulure de la cloche.
Ges vases {pipettes) contiennent trois litres environ de solution de potasse dont le poids et le titre sont rigoureusement déterminés. Ges pipettes sont placées dans des cadres en fer qui peuvent être mis en mouvement vertical par le balancier K.
Supposons que ces deux pipettes soient placées à la même hauteur, le niveau de la solution s'élèvera au même point dans ces vases. Élevons l'une : le Hquide s'écoulera dans l'autre et un volume égal du gaz contenu dans la cloche prendra sa place dans cette pipette. Le liquide écoulé dans l'autre chassera^ au contraire, dans la cloche le même volume de gaz qui aura été débarrassé d'acide carbonique par son séjour en présence de l'alcali. Si on élève ensuite l'autre pipette la première descendra et le même phénomène se produira en sens inverse de sorte que tout l'air de la cloche passe successivement sur la dissolution alcaline qui lui enlève Tacide carbonique et le restitue privé de ce gaz à la cloche.
118 APPAnEIL DE MM. REGNAULT ET RSrSET
Le gaz absorbé par l'alcali, est remplacé'sans cesse par ud tolume d'oiygène égal au siea , parce que l'on entretient à l'aida
d'un réservoir, contenant une solution de chlorure de calcium, une pression égale à celle d'un centintètre de hauteur de