MALADIES DE FOIE
% ^ dans la paralysie de la vessie la sécrétion urinaire
"^^ ^urate d'ammoniaque. L'urine se décompose dans
^' tonnes atteintes de catarrhe à la vessie; on y
^es, des vibrions et des mycodermes.
\ve en petite quantité dans l'urine normale* ^ H vessie et dans diverses maladies des or-
le mucus croît en quantités assez conjure l'urine trouble ou laiteuse, .a pus dans l'urine lorsqu'il s'établit des suppurais les membranes génito-urinaires, dans les reins^ ou ^u'un abcès se déclare dans ces régions. Maladies de foie. — L'urine des ictériques renferme les acides et les matières colorantes de la bile. Ces acides passent aussi dans l'urine pendant les pneumonies. La bile s'y trouve souvent elle-même, et alors l'éther bouillant, agité avec l'urine, prend une couleur jaune verdâtre.
La sécrétion urinaire diminue ou disparaît pendant le choléra. Antres états. -^ La sécrétion urinaire diminue considérablement dans les fièvres, elle' est plus colorée et plus dense que l'urine normale. Son acidité croît parce que l'acide urique se forme en plus grande abondance, et qu'il s'y développe de l'acide lactique. Les matières extractives augmentent; les sels et le chlorure de sodium diminuent*
La quantité d'urée et surtout d'acide urique croît dans les maladies aiguës et fébriles^ fièvres intermittentes, éruptives, typhoïde^ rhumatismes, pneumonie; on a vu l'urée s'élever jusqu'à 80 gr.
La proportion d'urée s'élève dans les fièvres intermittentes surtout pendant les accès.
L'urine des phtisiques est plus riche en acide urique que lurine normale; on y observe des substances graisseuses.
L'urée diminue pendant les affections nerveuses dans Thydropisie> et dans les maladies chroniques, parce que l'activité du travail organique se ralentit.
Dans la fièvre scarlatine et dans la petite vérole l'urine contient de l'ammoniaque, quoiqu'elle garde sa réaction acide.
On rencontre dans l'urine des cellules épithéliales, lorsque les pellicules se détachent dans les érysipèles, dans la scarlatine, et dans diverses affections urinaires.
La proportion de phosphates s'élève dans les affections nerveuses. La quantité de chlore décroît surtout dans les pneumonies, dans les diarrhées rebelles, pendant le choléra.
On trouve du chyle, de la caséine dans certaines urines. L'urine est brune pendant les rhumatismes aigus^ elle est rouge dans plusieurs maladies où la matière colorante du sang passe dans l'urine^ elle est presque incolore dans la migraine et dans les afiections nerveuses.
389. Il faut d'abord connaître aussi exactement que possible le volume émis en vingt-quatre heures. On opérera sur l'urine de ces vingt-quatre heures , ou sur Turine de la nuit.
On examinera par comparaison avec une urine normale^ la couleur 9 l'octetir, Vapfparence (claire ou trouble). On n'oubliera pas que Turine se trouble le plus ordinairement par le refroidissement et on s'informera de ce qu'elle était au moment de rémission.
On en prendra la densité soit par la méthode du flacon^ soit par le densimètre, soit au moyen des uréométres. Ceux-ci sont des aréomètres de graduation spéciale souvent mal réglés. \i On pourra en faire Yextrait et la cendre dans certains cas spéciaux. L'extrait se fera bien, soit au bain-marie, soit à rétuve chauffée à 100^ dans une capsule de platine à fond plat où Ton peut faire ensuite l'incinération.
La réaction au tournesol est très importante à déterminer. L'urine doit être acide, et si elle était alcaline au moment de l'essai, il faudrait s'assurer de l'état de la réaction au momeDt de l'émission. L'alcalinité dans la vessie est un fait grave qui est dû à ce que la fermentation ammoniacale (387) se produit dans le corps: ce qu'il faut attribuer, soit à une paralysie des reins, suit à une paralysie de la vessie ou tout au moins à une forte irritation de cet organe par des calculs. Cependant il pourrait arriver que l'alcalinité fût due à un régime végétal, ou à l'ingestion prolongée d'eaux alcalines. Dans ce cas l'alcalinité sera due à du phosphate ou à du carbonate alcalin. On s'assurera du fait en chauffant l'urine dans un tube bouché où l'ou suspend un papier rouge de tournesol mouillé : il bleuit seulement dans le cas de l'urine ammoniacale.