ACIDE SULFURIQUE. THÉORIE
Mais il fout arriver à retrouver l'acide azotique ;
2*' Ou injecte sans cesse dans les chambres de la vapeur d'eau y
3AzO^ + 2H0 = 2(Az05HO) + AzO».
3« Ce bioxyde d'azote n'est lui-même pas pefdu; au contact de l'air qui pénètre dans les chambres il se retransforme en acide hypoazotique ,
AzO» + 02 = AzO*.
Le rôle de l'eau est donc très important dans cette fabrication. Il est même nécessaire qu'il y en ait une assez forte proportion, sans quoi il se forme une combinaison d'acide hypoazotique^ dont la formule estS'AzO^ qui se dissout dans Tacide snifurique et qui a le double inconvénient de souiller la pureté de l'acide sulfurique et d'enlever de l'acide hypoazotique des chambres.
En théorie, on ne devrait pas perdre de composés oxygénés de l'azote, puisqu'ils sont intégralement ramenés à, l'état d'acide azotique, et que ce corps n'i&^t qu'un agent qui puise l'oxygène dans l'air pour le céder à l'acide sulfureux. Mais, dans la pratique, il y a toujours des vapeurs nitreuses et un peu de protoxyde d'azote entraînés dans la cheminée de l'appareil^ parce qu'il doit y régner un tirage énergique pour que la production d'acide sulfurique soit rapidiS. Aussi le grand point consistet-il à user le moms possible 4'acide azotique. Cette consommation^ qui a été de 10 pour .400 de soufre brûlé^ n'est plus aujourd'hui que de 2 1/2 pour.dOO environ (fig. 71).
Voici une disposition des chambres employée fréquemment il y a quelques années lorsqu'i^n brûlait du soufre> et non pas de la pyrite de fer^ FeS% et qui^st modifiée ai^yourd'hui suivant le local de l'usine.
AAy fourneaux sur la sole desquels brûle le soufre. La chaleur perdue est utilisée pour^ chauffer des chaudières qui envoient la vapeur dans les chambres.
Le mélange gazeux entre dans une première caisse 6^ portant des tablettes en plomb sur lesquelles tombe de l'acide sulfurique chargé de produits nitreux dont nous «vons fait connaître l'origine.
C. Dénitrificateur. Les vapeurs nitreuses^ venant de la caisse B, mêlées d'air de vapeur d'eau et d'acide sulfureux, réagissent.
ACIDE SrLFlUIQOE DES ARTS.
D, chambre où de l'acide nitrique.
Tenant de bonbonnes eilérieures, tombe en cascades sur des étagères en briques.
E, grande chambre dont le sol est plus bas que celui des autres chambres. Tout l'acide formé s'y accumule La réaction j est très ihv, et les parois s'échauffeuL
F, chambre où le refroidissement
~ des gaz a lieu. Il
£ n j arriïe pas de
vapeur d'eau.
Les vapeurs passent enfin dans une caisse remplie de coke, où tombe de I acide sulfurique a 62° (tour de Gay-Lussac), pour absorber l'acide hypoazoljque qui n a pas réagi. Cet ande , saturé de vapeurs nitreuses, est monté ensuite dans la caisse B.
Dans certaines usines il n'y a qu une ou deui chambres.
Aiyourd'hui l'on n'emploie plut le soufre que lorsqu'on veut obtenir de l'acide sulfurique relativement pur pour les labora-