‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 64 sur 527 · ACIDE SULFURIQUE DES ARTS · texte numérisé non relu

ACIDE SULFURIQUE DES ARTS

toires et pour certains usages spéciaux; les pyrites lui sont substituées^ et presque partout ce sont les pyrites de fer. Cette dernière matière se rencontre abondamment en France, seulement un grand nombre n'ont pas de valeur industrielle parce que leur richesse en soufre est trop faible; la fabrication s'adresse à deux groupes de gisements principaux^ celui du Rhône ou de Saint-Bel dont le minerai contient de 45 à 53 pour 100 de soufre et celui du Gard et de TArdèche dont la teneur en soufre oscille entre 40 et 50 p. 100,

L'Angleterre traite des pyrites d'Espagne qui renferment 2 à 4 p. i 00 de cuivre, de l'argent et même de l'or.

Plusieurs usines françaises viennent de monter un four^ imaginé par M. Malétra^ dans lequel on ne brûle que de la pyrite en poudre. Il se compose de six plateaux, en terre réfractaire^ horizontaux, disposés par étages. Le four étant en feu, la pyrite fraîche placée sur la dalle supérieure s'échauffe , puis s'allume; au bout d'un temps déterminé, on fait tomber cette matière sur la tablette suivante, ce qui est facile, parce que le plateau supérieur n'a pas la profondeur du foyer. Au eontraire, la seconde dalle s'appuie sur la paroi postérieure du four, mais on a ménagé un certain espace libre entre Textrémité antérieure de cette tablette et la paroi de devant du four, de telle sorte que c'est par l'avant que l'ouvrier fait tomber la poudre sur la troisième tablette, et ainsi de suite. Moyennant cette disposition, la poudre est si parfaitement oxydée quand elle tombe du dernier gradin dans le cendrier qu'elle ne renferme plus que 0^6 à 0,8 de soufre et qu'on s'en sert comme minerai de fer. Le produit du grillage des pyrites espagnoles, qui sont employées en Angleterre, est régulièrement traité dans des usines spéciales pour cuivre, argent et quelquefois pour or.

Aujourd'hui les grandes usines ont, depuis trois ou quatre ans, adjoint à leurs appareils de Gay-Lussac les tours de Glover qui en sont le complément indispensable. Cette tour est une haute colonne, formée de lames de plomb, doublées par des pierres siliceuses, et remplie de fragments de matériaux de même nature. Sa partie supérieure est munie d'un distributeur, où l'on fait arriver en proportions régulières, l'acide sulfarique nitreux de la tour de Gay-Lussac, la majeure partie de l'acide des chambres, et même, dans plusieurs usines, l'acide nitrique destiné à l'oxydation. A la partie inférieure s'écoule l'acide dénitrifié et concentré, et pénètrent les gaz des fours à pyrites qui sont à une température élevée. Cet appareil joue donc

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