C203 + CIO
En effet, si l'on verse de l'acide hypochloreux dissous dans une solution d'acide oxalique, on voit aussitôt un vif dégagement dâ à l'acide carbonique et au chlore. Gay-Lussac a constaté qu'un volume d'acide hypochloreux décolore deux fois plus de matière que le volume de chlore, ce qui revient à dire qu'il décolore deux fois plus que le chlore qu'il renferme. Nous en déduirons ce fait d'une haute importance, que l'acide hypochloreux agit par son oxygène.
Blanchiment. — Depuis longtemps on admet que la déco* loration n'est pas due au chlore, mais à l'oxygène naissant qu'il développe en présence de l'eau. M. Kolb a établi que le blanchiment provient d'une absorption d'oxygène par la matière colorante et non pad d'une déshydrogénation de celle-ci. Lorsqu'on soumet du Ôl sec à l'action du chlore desséché, le fil n'est pas décoloré même sous l'influence du soleil, et de plus il perd toute sa cohé^on. Si l'on remplace ;le chlore par l'acide hypochloreux sec, le tissu est blanchi, mais il est encore désagrégé. On n'observe pas de formation d'eau, par conséquent il n'y a pas déshydrogénation. D'ailleurs le tissu ne perd pas, mais augmente de poids; on peut donc admettre que la matière s'oxygène pendant le blanchiment.
L'eau de chlore ne peut servir au blanchiment que si elle est très étendue; l'action est lente et la fibre plus ou moins altérée*