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OXIDES DE LA SIXIEME SECTION

Caractères. Facilement réductibles par le feu et leurs métaux, ne décomposant l'eau à aucune tem-

( 253 ) pérature, n'absorbant et le gaz oxigène à aucun degré de calorique. Ils sont au nombre de onze : i d'argent, a d'or,

i de palladium , 3 de rhodium ,

2 de platine, a d'iridium.

Oxide d'argent.

Propriétés. Vert olive foncé, sans saveur ni odeur, sans action sur les couleurs végétales; réductible par la chaleur, les combustibles et la pile; insoluble dans l'eau. Si ce liquide est à l'état de peroxide ou eau oxigénée concentrée, on observe alors un phénomène très -curieux; il se produit, dès qu'ils sont en contact, une espèce d'explosion, beaucoup de calorique et même de lumière; l'oxigène se dégage, et l'oxide est réduit. Cette réduction peut être opérée par la haute température qui se produit. Si l'eau oxigénée n'est chargée que de douze fois son volume de gaz oxigène , cette action est encore très-vive.

Préparation. En précipitant le nitrate d'argent par un alcali.

Composition, ioo de métal et 7,6 d'oxigène.

Sans usages.

Oxide de palladium.

Propriétés. Noir et brillant lorsqu'il est sec, rougebrun à l'état d'hydrate.

Préparation. On précipite la dissolution de l'hydrochlorate de palladium par un excès de potasse caustique.

Composition. Métal ioo? i4?2o oxigène.

Sans usages.

( 234) Protoxide d'or.

Annoncé par M. Berzélius , et contenant, d'après i ce chimiste, or ioo , oxigène 4,026.

Deutoxide. Brun à l'état de siccité, et jaune-rougeâtre à celui d'hydrate; réductible par le calorique, la pile voltaïque et les combustibles, avec dégagement de lumière ; insoluble dans l'eau , se combinant difficilement avec les acides, et, suivant t M. Pelletier , jouant avec les alcalis à peu près le • rôle d'acide. Ce deutoxide se comporte avec le per- • oxide d'hydrogène concentré, comme l'or.

Préparation. On précipite l'hydrochlorate d'or par un excès de magnésie; on lave le précipité avec de l'acide nitrique faible, qui s'empare de cette terre et laisse l'oxide pur.

Composition. 100 d'or, et, terme moyen des résultats obtenus par MM. Oberkampf, Berzélius et 1 Pelletier, d'oxigène 10,7.

Usages. En médecine, pour le traitement des maladies vénériennes invétérées; on lui préfère cependant l'hydrochlorate de ce métal.

Oxides de rhodium.

Ce métal donne, suivant M. Berzélius, trois oxides.

i° Le protoxide est noir et s'obtient en calcinant le métal en poudre; il est composé de rhodium 100, oxigène 6,66.

i° Le deutoxide est brun ; on le prépare en calcinant le métal avec de la potasse caustique, un peu 1 de nitrate de cet alcali , et lavant le résidu avec de l'eau aiguisée par l'acide sulfurique. Composé de métal 100, oxigène i3,32.

3° Peroxide. Rougeâtre , et produit en précisant par la potasse ou la soude l'hydrochlorate de \hodium. Composée de métal îoo, oxigène 19,98.

Sans usages.

Protoxide de platine.

Admis par Chenevix et Berzélius. Suivant ce dernier, on l'obtient combiné avec l'acide hydrochlorique , lorsqu'on fait évaporer ce sel à siccité, et iqu'on le chauffe jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de chlore.

Peroxide. Noir, insipide, et produit par la décomposition, par la soude, du sel provenant de la dissolution du platine dans l'acide hydrochloronitrique évaporée à siccité. Il est composé de 100 de platine et dé 16, 45 d'oxigène. Le protoxide, suivant Berzélius , contient la moitié moins d'oxigène.

Oxide d'iridium.

M. Vauquelin , qui s'est livré à l'examen des sels d'iridium, qui sont, comme l'on sait, tantôt colorés en rouge , et tantôt en bleu, est porté à croire que cela peut être dû à divers degrés d'oxigénation du métal. Mais, comme il n'y a rien de certain à ce sujet, nous nous bornerons à dire que l'iridium n'éprouve aucune altération de la part de l'air, de l'oxigène, ni des acides, et qu'on ne parvient à l'oxider qu'en le calcinant avec la potasse, la soude, ou leurs nitrates. Cet oxide ainsi obtenu n'a jamais pu être bien isolé.

DEUXIÈME SECTION

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