IODURES MÉTALLIQUES
Composes résultant de la combinaison, en proportions fixes, des métaux avec l'iode.
Propriétés. Inodores , cassans , sapides en général, et cristallisables, indécomposables par le phosphore et le soufre, décomposables à une chaleur rouge par le chlore , qui s'unit au métal , ainsi que par les acides nitrique et sulfurique. Les iodures solubles dans l'eau la décomposent partiellement , et il se produit un hydriodate métallique, en dissolution dans l'eau, lequel, par la calcina ti on, repasse à l'état d'iodure , avec production d'eau.
Préparation. En chauffant le métal avec l'iode , ou en versant dans une dissolution d'un sel métallique de l'hydriodate de potasse : dans ce cas , l'acide du sel métallique se porte sur la potasse, et l'oxigène de l'oxide s'unit à l'hydrogène de l'acide hydriodique, pour former de l'eau, tandis que l'iode se combine avec le métal. Au reste , ces composés sont encore peu connus. M. Gay-Lussac est le chimiste qui s'en est le plus occupé. Les principaux iodures sont :
Les iodures de potassium , de sodium , qui sont volatils et indécomposables par le calorique ; ceux de plomb et de bismuth, également indécomposables par le calorique ; celui de mercure est d'un rouge vif et volatil , décomposable par le calorique; celui de zinc, déliquescent, volatil et décomposable par le calorique.
SIXIÈME SECTION
DES AZOTURES MÉTALLIQUES.
On ne connaî t que deux de ces combinaisons ; elles ont été' découvertes par MM. Gay-Lussac et Thénard; ce sont lesazoturesde potassium et de sodium. On les obtient en faisant absorber le gaz ammoniac par ces deux métaux, et en faisant chauffer le produit vert olivâtre, qui laisse un résidu solide et de couleur verte qui constitue ces azotures. Il se dégage, pendant cette dernière opération, de l'azote, de l'hydrogène et de l'ammoniaque.
SEPTIÈME SECTION